nov 21

Le chanvre : le nouvel atout de l’impression 3D ?

chanvre

Nous vous en parlions très récemment, l’impression 3D est dans le collimateur des scientifiques suites à certaines découvertes concernant les particules rejetées par les appareils. En cause, les filaments en plastique qui seraient nocifs pour l’environnement. Des alternatives font cependant leur apparition, certaines étant même assez surprenantes et inattendues.

Lorsque l’on évoque le chanvre, d’aucuns y voient avant tout une drogue de la même famille que le cannabis. Si c’est bien le cas, il se trouve aussi que cette matière affiche des propriétés des plus intéressantes lorsqu’elle est convertie en matériaux d’impression. Celle-ci se marie très bien avec le PLA, pour en faire des filaments hybrides, qui seront à la fois faciles à fabriquer et biodégradables. Une belle aubaine pour ceux cherchant à imprimer de façon responsable.

Petit bémol d’ordre légal, le chanvre, de par sa nature controversée, risque de poser quelques soucis selon la législation du pays concerné. Ainsi, la France ne tolérerait qu’une quantité inférieure 0,2% de THC dans le chanvre, même si la loi risque d’évoluer avec le temps. Peu de chance en tout cas que l’utilisateur se mette à planer à cause d’un usage abusif de son imprimante.

On notera qu’outre ses bienfaits environnementaux, le chanvre permettrait aussi d’imprimer à une température inférieure de 10°C à celle du PLA, ce qui n’est pas négligeable si vous ne souhaitez pas passer par un plateau d’impression chauffant.

Cette nouvelle alternative d’impression risque de créer des vocations, d’autant plus que certaines compagnies, comme l’italienne Kanèsis, font même pousser leur propre herbe pour créer des solutions d’impression vertes. On est toujours mieux servi que par soi-même !

 

                                   

mai 31

Innovation : une future encre fabriquée à partir du bois !

bois

 

La cellulose, avec la lignine et l’hémicellulose, est l’un des constituants principaux du bois. Désormais, cette matière 100% naturelle va, peut-être, être utilisée comme une encre pour imprimante 3D. Elle serait ainsi respectueuse de l’environnement et utilisable dans de nombreux domaines, y compris la biomédecine.

Gilberto Siqueira et Tanja Zimmermann, de l’EMPA, ont réussi, avec des collègues de l’Université d’Harvard et de l’ETH de Zürich, à développer cette encre écologique fabriquée à partir de nanocristaux de cellulose. Selon Siqueira, le plus grand défi consistait à obtenir une consistance suffisamment élastique et visqueuse qui pourrait être pressée dans les buses de l’imprimante 3D sans que le tout coince. Les têtes pensantes de l’Empa sont convaincues que cette encre serait adaptée à une grande variété d’applications différentes, du fait des excellentes propriétés mécaniques que celle-ci, ainsi que de la possibilité de modifier sa composante chimique. Au niveau des applications possibles, on pourrait évoquer, entre autres, la fabrication de prothèses et d’implants, ainsi que son utilisation dans l’industrie automobile et les emballages.

Le principal attrait demeure cependant son impact minimal sur l’environnement, sans compter que l’on trouve très facilement du bois. La cellulose est le polymère naturel le plus fréquent sur Terre a ainsi déclaré Siqueira. Il ne se trouve pas seulement dans les arbres, mais aussi dans d’autres plantes et même dans les bactéries !

L’impression verte à de beaux jours devant elle et après l’impression à base de bois ou les encres magiques à base d’algues, on se demande ce que l’on nous réserve pour la suite !

avr 26

Un nouveau procédé pour transformer le plastique en consommable pour imprimante 3D

plastique imprimante

 

La pollution causée par le plastique n’est plus une surprise, les océans étant bien souvent victimes des nombreux détritus peuplant les mers. Afin de contrer tout cela, des têtes pensantes ont trouvé une ingénieuse solution impliquant, de loin, l’impression.

Les ingénieurs du Centre Deakin ont ainsi mis au point un moyen de décomposer le plastique afin de le transformer en granules, granules qui serviront par la suite à créer des filaments prêts à être utilisés sur des imprimantes 3D standard.  Cette trouvaille pourrait avoir des implications considérables pour les pays en développement confrontés à des problèmes d’encombrement, ainsi qu’à un problème d’accès à l’eau potable. Un prototype sera testé dans les îles Salomon dans les mois à venir

L’un des chercheurs de la Deakin School of Engineering, le Dr Mazher Mohammed, a déclaré que les pièces de plomberie en plastique imprimées en 3D pourraient, par la suite, aider à l’approvisionnement en eau, dans les pays où le précieux liquide est difficile d’accès.

Le responsable australien de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Tom Rankin, a également déclaré que les applications potentielles étaient illimitées, en particulier pour les pays en voie de développement, où la quantité de déchets en plastique dépassait la capacité de gestion des déchets des gouvernements. Dans certaines régions du monde, le taux de plastique présent dans la nature est tel que la faune marine est sévèrement touchée. Avec ce procédé de transformation du plastique en élément imprimable, il serait possible de faire d’une pierre deux coups.

L’impression écologique a encore des beaux jours devant elle. Quand on sait que l’on fabrique désormais de l’encre magique à base d’algues, on peut se dire que nos imprimantes pourraient bien être une des pierres angulaires pour lutter de manière drastique contre la pollution.

mar 27

3DPrintClean : l’imprimante 3D qui vous permet de respirer

3dprintclean

 

Il ne faut parfois pas baisser les bras quand un projet se casse les dents lors d’un financement participatif. En effet, le projet 3DPrintClean, un concept d’imprimante 3D visant à bloquer les émissions de particules néfastes durant l’impression, n’avait su générer suffisamment de buzz durant sa campagne. Son concepteur, James Nordstrom, n’a cependant pas lâché l’affaire, n’hésitant pas à sortir son imprimante contre vents et marrées.

Résultat, un beau succès pour cette machine promouvant l’impression verte, celle-ci ayant rencontré un certain plébiscite dans les universités, les librairies et tous les lieux souhaitant garder une atmosphère aussi conviviale que respirable. À noter que même des compagnies comme Samsung ont adopté la 3DPrintClean.

Désormais, l’imprimante a fait son petit bonhomme de chemin et une version 3.0 est d’ores et déjà en route. Selon Marc Hulswit, responsable marketing, la nouvelle version de l’imprimante est la résultante d’un long processus où les têtes pensantes ont pris en compte toutes les doléances des utilisateurs afin d’améliorer la machine.

Bilan des courses : le modèle numéro 3 comportera un filtre plus large et plus durable que son prédécesseur, ainsi que d’autres options permettant de déshumidifier le PLA et des écrans pour contrôler la température interne et le taux d’humidité. Mieux encore, l’imprimante intègre également un système anti-incendie, si jamais le feu se déclenchait pendant l’impression.imprimante-verte

Alors que la question du danger de l’impression 3D pour notre santé commençait à se rependre, il est bon de voir que certains pensent avant tout au bien-être des utilisateurs et non à la puissance de feu de leur appareil !

déc 22

Adidas va imprimer des baskets à l’aide de plastique trouvé dans l’océan

 

adidas-basket-imprimée

Parmi les problèmes parasitant notre belle planète, la pollution occupe une triste place dans le palmarès. Outre notre atmosphère, les océans sont également bien souvent la cible des pollueurs acharnés (près de 10% des 300 000 millions de tonnes de plastique finissent chaque année aux côtés des poissons). Quelle solution pour nettoyer les fond marins ? Imprimer des objets en utilisant les détritus bien sûr.

C’est la célèbre marque Adidas qui a eu cette idée aussi farfelue qu’ingénieuse pour produire ses nouvelles baskets imprimées.Vous n’êtes pas sans savoir qu’il est est possible d’imprimer des objets en 3D en utilisant du plastique et comme nos océans sont emplis de matière première, pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups et en profiter ?

La marque allemande s’est ainsi associée à un groupe de protection marin (Parley for the Oceans) et le projet a vu le jour à l’occasion du COP21, qui a récemment eu lieu. Erik Liedtke s’est exprimé sur ces chaussures d’un genre nouveau, arguant que ce processus d’impression verte serait essentiel, surtout quand on voit l’état critique des fonds marins. Il semblerait en tout cas qu’Adidas soit fortement attaché aux thématiques marines, le constructeur de chaussures ayant lancé en 2015 une basket créé à partir de filets de pêche.

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A quand les premières chaussures imprimées de manière écologique ? Adidas espère lancer le premier modèle de ce genre courant avril 2016 dans près de 1000 magasins dans le monde. Les responsables de la marque veulent également bannir les sacs plastique de leurs enseignes !

nov 27

Seaweed : quand l’impression 3D se met au vert

 

 

Alors que le raz de marée de l’impression 3D déferle lentement mais surement sur notre paysage (les innovations et autres scandales alimentant les informations en sont la preuve), il est bon de voir que certains commencent dès à présent à considérer l’impact écologique que pourrait avoir une imprimante 3D et c’est ainsi que deux compagnies basées en Bretagne, à savoir Fabshop et Algopack,  ont unis leurs forces et sont sur le point de lancer une imprimante 3D fonctionnant à l’aide d’un matériau conçu à partir d’algues.

S’il est virtuellement possible de tout construire avec une imprimante 3D, personne n’avait encore pensé à créer un élément moins polluant que le métal ou le plastique et grâce aux têtes pensantes des compagnies sus mentionnées, il sera tout à fait possible de créer ce que bon vous semble sans faire du mal à la nature. Baptisé SeaWeed Filament ( ou SWF pour les intimes) , ce matériau serait le premier à se revendiquer 100% écolo et sera bien entendu fabriqué à partir des algues baignant dans les eaux bretonnes.
Outre ses évidentes propriétés non polluantes (nul besoin d’engrais ou autre élément chimique pour en faire pousser) , il sera difficile de se trouver en manque de matière première tant les eaux locales regorgent de plantes ne demandant qu’à être transformées en consommables.  Pour les plus impatients d’entre vous, il ne faudra pas attendre très longtemps avant de voir débarquer la Seaweed chez vous car elle devrait déjà être commercialisée aux alentours du printemps 2014.

 

Alors que les imprimantes conventionnelles ont souffert pendant des années d’une image (pas forcément déméritée) de machine parfois très polluante, l’impression 3D prend déjà les devants en proposant des alternatives vertes. Reste à savoir désormais si d’autres fabricants suivront le pas  en optant à leur tour pour des solutions plus écologiques