juin 07

Coronaspresso : le café et l’impression 3D contre la COVID

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Savez-vous qu’il était possible de faire des tests de dépistage du COVID en s’aidant de capsules de café, avec un petit coup de pouce de l’impression 3D ? Cette question peut sembler cocasse et pourtant, un chercheur œuvrant aux Pays-Bas, à l’université de Wageningen plus précisément, a proposé cette idée, nommée Coronaspresso.

Pour la mise en place de cette dernière, il a simplement utilisé une capsule de café en aluminium afin de la transformer en réacteur chimique. Il a ajouté à tout cela un petit support en plastique, entièrement imprimé en 3D, afin de contenir les tubes nécessaires à la réalisation des tests.

Le scientifique en question, Vittorio Saggiomo, s’était ainsi posé la question vis-à-vis des PCR, jugeant qu’à l’heure actuelle ils devaient être bien plus accessibles et peu cher, tout en garantissant une efficacité certaine. Ainsi, son procédé nécessite que l’extrait de salive soit réchauffé tandis que des indicateurs de pH se chargeraient de dire si la COVID est présente. Simple, rapide et efficace. La capsule de café sera quant à elle utile du fait de sa capacité à être plongée dans de l’eau bouillante sans aucun problème.

Outre la simplicité d’utilisation, Saggiomo a également fait ressortir que ce procédé ne génèrerait pas vraiment de déchets indésirables, sans compter que le plastique imprimé pourra être biodégradé.

Cette solution on ne peut plus pratique et peu couteuse (que 20 centimes par élément à produire) pourrait être une excellente alternative aux tests actuels. Le scientifique espère déjà que ce procédé connaisse une production massive dans les temps à venir.

Rappelons que de nombreuses innovations liées à l’impression ont vu le jour durant la pandémie, entre les visières imprimées et autres pince-nez en 3D.

 

                               

mai 10

Un autotest imprimé pour COVID-19 voit le jour en Belgique

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Avec la pandémie du COVID 19 ayant frappé la planète, il est devenu impératif de nos jours de savoir si nous sommes infectés ou pas, et le tout le plus rapidement possible. C’est dans cette optique qu’une équipe de chercheurs de l’université de KU Leuven, en Belgique, a mis au point un autotest imprimé offrant des résultats en un rien de temps. Une nouvelle preuve que l’impression 3D s’est posé en allié efficace dans la lutte contre cette pandémie.

Les autotests étant autorisés dans le pays depuis mars, c’est ainsi la période rêvée pour offrir cette solution aux gens. Le mode opératoire sera des plus simples. A l’aide d’un coton-tige, un échantillon est récupéré depuis le nez du patient avant d’être dissous dans le test. Un anticorps entrera alors en contact avec l’échantillon et une ligne de couleur vous signalera si infection il y a ou pas. Pour ce qui est de l’impression même du test, les chercheurs ont utilisé du polymère poreux avec des encres spéciales intégrées en des points spéciaux.

Cela reste bien entendu un test basique ne remplaçant pas les examens plus poussés, mais l’équipe planche déjà sur un processus proposant encore plus de possibilités.

A ce titre, ladite équipe est en train de mettre au point sa propre imprimante 3D pour l’opération, qui serait plus facile à utiliser que celle actuellement en action. Selon Bart Van Duffel, une imprimante optimisée serait encore plus efficace au niveau des diagnostics, sans compter qu’elle pourra imprimer d’autres types de tests avec d’autres designs et l’encre adéquate.

A voir désormais si ce procédé va se démocratiser et permettre à des centaines de personnes d’avoir un gain de temps des plus précieux.

                   

                         

sept 16

La viande végétale imprimée arrive dans nos assiettes

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Ces derniers temps, la mode est de trouver des alternatives à la viande pour en réduire sa consommation. Quoi de mieux pour cela que de passer par la case impression.

Ainsi, la firme israélienne Redefine Meat développe des viandes à base de plantes en utilisant des imprimantes 3D industrielles. Un moyen en somme d’allier haute technologie et nutrition. La firme a récemment annoncé la mise en place d’un investissement qui permettra le développement d’une imprimante 3D révolutionnaire, prévue pour une sortie l’année prochaine.

Fondée en 2018, Redefine Meat a développé une technologie en attente de brevet qui utilise des ingrédients à base de plantes pour reproduire la texture, la saveur et l’expérience de consommation du bœuf et d’autres produits à base de viande, sans qu’aucun animal ne soit utilisé dans le processus.

Eshchar Ben-Shitrit, cofondateur et PDG de Meat, a déclaré: « Notre objectif n’est pas seulement de développer un nouveau produit alimentaire, mais également d’introduire une nouvelle technologie permettant de développer, de produire et de redimensionner les produits de viande alternative »

En collaborant avec des chefs et des bouchers renommés, Redefine Meat a déjà présenté divers produits de viande de substitution imprimée en 3D qui ne peut être distingués de la viande animale, tout en étant composée à 100% de plantes pour une expérience gustative en mode durable.

Outre cette viande végétale imprimée, rappelons que la cuisine passe de plus en plus par les imprimantes 3D, que ce soit pour la mise en place de pizza pour les astronautes et autres friandises pour grands gourmands !

 

                                  

sept 13

Quand l’impression 3D monte sur les podiums

 

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L’impression 3D s’invite désormais sur les plus prestigieux podiums. En effet, la Fashion Week de New York a vu défiler des modèles affublés de textiles ayant utilisé l’impression en relief pour créer des motifs.

Ainsi, Stratasys, threeASFOUR et Travis Fitch ont collaboré à la collection Chro-Morpho, inspirée des couleurs microscopiques et du filtrage léger des ailes de papillon

C’est avec l’aide d’une imprimante Stratasys J750 PolyJet que les concepteurs ont été en mesure d’ajouter des polymères aux textiles. Pour la firme américaine, l’objectif est de développer le marché de la mode grâce à son savoir-faire, son matériel pouvant offrir plus de 500 000 combinaisons de couleurs, de textures et de transparences.

Une véritable aubaine pour les acteurs de l’industrie de la mode. En effet, l’impression 3D peut permettre un incroyable niveau de personnalisation, ouvrant un champ des possibles quasi infini aux créateurs. Pour information, une robe de la collection a utilisé du matériel Stratasys pour s’imprimer des cellules de la taille d’une écaille de poisson constituées de photopolymères imprimés directement sur du polyester.

Une robe Greta-Oto quant à elle, comprenant des milliers de cellules, a nécessité 17 heures pour être créée en 3D. Un véritable travail d’orfèvre qui fait également gagner un temps précieux. À voir si ce type de procédé va s’étendre dans les années à venir, d’autant plus que d’autres éléments comme les chaussures passent désormais également par la case impression.

Dans un futur proche, le quidam n’aura peut-être plus à se rendre dans le magasin le plus proche pour s’habiller mais fera appel à sa propre imprimante 3D.

 

                               

avr 20

Un cœur imprimé en 3D voit le jour

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On n’arrête plus les innovations liées à l’impression 3D et des scientifiques viennent à nouveau de prouver toute l’étendue et la portée de cette nouvelle technologie.

C’est cette fois un cœur qui s’est vu créer par ce procédé. Une équipe israélienne a ainsi mis au point un cœur en prélevant des cellules à même un patient. Le procédé est encore à ses balbutiements mais cela pourrait faire avancer traitement des maladies cardiovasculaires et la médecine en général.

Selon le professeur Tal Avir, qui était l’une des têtes pensantes derrière ce projet, ce cœur imprimé est parfaitement compatible avec le patient concerné, sans qu’il y ait de risques de rejet.

L’élément imprimé ne paye à première vue pas de de mine, sa taille avoisinant celle d’un petit fruit, mais cela n’enlève en rien la technicité déployée pour sa création. Pour ce qui est justement de la taille du cœur imprimé, il est fort possible que ceux-ci soient plus importants par la suite. On risque ainsi de voir un cœur de taille humaine arriver dans un futur que l’on espère proche.

Pour ce qui est d’une greffe à même un véritable patient, il faudra attendre que la technique soit plus au point avant qu’une telle opération soit possible. Le professeur Tal Avir évoque, à ce titre, une bonne dizaine d’années avant qu’une telle opération ne soit possible.

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L’explosion de l’impression en relief profite de plus en plus au monde médical, avec notamment les prothèses et autres parties du corps reconstruits via une imprimante. Gageons que l’on trouvera bientôt une imprimante 3D dans chaque hôpital !

 

                                  

mar 08

Une imprimante révolutionnaire au secours des grands brulés !

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L’impression 3D nous a souvent habitués à de jolies petites révolutions, et ce n’est pas près de s’arrêter ! C’est encore une fois le monde médical qui va en bénéficier, surtout les patients souffrant de brûlures. En effet, une bio-imprimante 3D est désormais capable de créer de la peau et surtout de l’imprimer directement sur la victime !

Mise au point par des chercheurs du Wake Forest Institute for Regenerative Medicine (Caroline du Nord, États-Unis), cet appareil est non seulement révolutionnaire mais est également capable d’aller sur le « terrain » au vu de sa portabilité.

Afin d’imprimer la texture de la peau, les scientifiques ont inventé une encre spéciale composée de substrat d’hydrogel et de cellules de peau. Cette encre sera placée dans l’imprimante 3D qui va se charger de scanner et d’analyser la blessure concernée. L’appareil ciblera alors la zone clé et imprimera ladite peau.

Sean Murphy, professeur assistant au Wake Forest Institute, est revenu sur l’aspect unique de cette imprimante, notamment sur sa mobilité et sa capacité à gérer sur place les plaies étendues en les scannant et en les mesurant afin de déposer les cellules directement là où elles sont nécessaires pour soigner la peau brulée.

Même si l’invention est des plus prometteuses, une batterie de tests sur l’homme devra être réalisée avant que la pratique ne se démocratise. L’équipe de chercheurs devra également s’assurer que les risques de rejet soient nuls.

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Anthony Atala, directeur de l’Institut, a expliqué que cette technologie d’impression serait susceptible d’éliminer le besoin de greffes cutanées, bien souvent douloureuses pour les patients souffrant de plaies ou de brûlures importantes. Une bio-imprimante mobile serait ainsi en mesure de traiter sur place les plaies étendues pour un résultat optimum et à moindre coût pour le patient.

Alors que nous évoquions récemment la première main bionique imprimée française, voici une nouvelle machine venant nous rappeler que l’avenir risque fortement de dépendre de l’impression en relief !

 

                                      

jan 30

Révolution : l’impression 3D passe à la vitesse supérieure

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Nous n’allons pas nous mentir, l’impression 3D n’est pas spécialement connue pour sa rapidité. Alors que certaines imprimantes entrent parfois dans le Livre des records, il faudra généralement s’armer de patience avant de voir apparaitre l’objet souhaité. Tout cela risque de changer drastiquement, et le temps d’impression risque désormais de passer à quelques minutes.

Cette nouvelle nous vient de l’université du Michigan où Timothy Scott, professeur agrégé en chimie, a découvert un moyen d’accélérer le processus, à l’aide de lumière UV et de résine.

Cette méthide, baptisée Rapid, continuous additive manufacturing by volumetric polymerization inhibition patterning” se base sur le principe de photo-polymérisation.

Il ne s’agira pas ici de se baser sur une source lumineuse mais deux, chaque type de lumière jouant un rôle défini. Ainsi, la première solidifiera la résine servant de base d’impression tandis que l’autre freinera ce processus.

Pour le professeur Scott, ce procédé révolutionnaire est le premier à imprimer réellement en 3D. Les imprimantes existantes ne faisaient jusque-là que superposer des couches 2D, alors qu’il s’agira ici de sculpter directement une forme en relief. Ce qu’il y a également de nouveau dans cette expérimentation, c’est l’inhibiteur de lumière UV qui empêche non seulement la résine durcie de coller à la paroi, mais qui peut aussi être utilisé pour sculpter des surfaces 3D et des contours de résine durcie dans la cuve.

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Si cette méthode ne manquera sans doute pas de faire parler d’elle à l’avenir, le groupe de recherche réfléchit actuellement à la commercialisation de cette invention. En attendant, trois brevets ont déjà été déposés afin de protéger l’invention. Affaire à suivre.

                                       

jan 22

La μPrinter : l’impression 3D métal à portée de main !

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Quand on pense à l’impression 3D et au métal, on aura tendance à imaginer de grosses machines fabriquant des gigantesques pièces pour des avions ou autres appareils démesurés. La société Additec vient de rendre cette technologie d’impression plus accessible, donnant naissance à un modèle « de bureau », la μPrinter

Celle belle machine passera par l’utilisation de trois laser à diodes d’une puissance de 200 watts, qui verront leurs faisceaux se concentrer vers un point unique afin de faire fondre le matériau viser, donnant ainsi vie à la pièce souhaitée.
Pour les plus ambitieux le fabricant a expliqué  qu’une version comprenant cette fois 5 lasers capables de générer 1000 watts de puissance était également disponible. Au rayon des spécificités, l’imprimante possèdera un beau gabarit d’impression (120x160x450mm) ainsi que des options comme une caméra interne pour le contrôle à distance, un système de refroidissement pour les lasers ainsi que de capteurs capables de mesurer la température de la chambre.

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Là où la μPrinter sort son épingle du jeu, c’est qu’elle offre à l’utilisateur la possibilité d’utiliser de la matière première sous différentes formes, qu’elle soit sous forme de fil ou de poudre. On pourra ajouter à cela une utilisation à la fois facile et sans danger, et vous aurez là une imprimante 3D métal de haute volée.
A noter cependant qu’une telle imprimante se mérite, et que celle-ci se chiffrera à 90,000 dollars. Le prix à payer pour pouvoir créer voire réparer des pièces tranquillement depuis son bureau !

                                       

                                    

déc 12

La T.O.A.S.T : pour imprimer son petit déjeuner !

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Quoi de plus agréable le matin, au réveil, de pouvoir déguster une tranche de pain fraichement grillée. Le tout serait encore mieux si ladite tranche se retrouve imprimée avec des motifs insolites. Il semblerait, depuis quelque temps, que les concepts impliquant des « imprimantes à toast » aient un certain succès, et cette tendance ne semble pas vouloir s’arrêter.

En effet, deux jeunes étudiants en ingénierie électrique, Michael Xiao et Katie Bradford, ont décidé de s’amuser en créant une nouvelle imprimante capable de donner un peu plus de relief à vos tranches de pain. Son nom, la T.O.A.S.T, histoire de ne pas avoir de tromperie sur la marchandise.

Le mode opératoire est des plus simples : l’utilisateur devra fournir une image ainsi qu’une tranche de pain et l’imprimante se chargera du reste. Petit détail amusant, l’imprimante pourra même vous imprimer le bulletin météo, si jamais vous souhaitez connaitre le temps tout en savourant votre café.

Les deux étudiants ont utilisé une Raspberry Pi W pour la structure, tandis qu’un pistolet chauffant fera office de tête d’impression. Le pistolet sera quant à lui soutenu par une structure ayant été préalablement imprimée en 3D.

Une jolie petite invention qui en amusera beaucoup, même si certains seront sans doute dépités de voir qu’il n’y a aucun moyen de rajouter du beurre ou de la confiture sur leur tranche de pain. À voir cependant si les deux têtes pensantes ont déjà prévu une version 2.0 capable de vous imprimer le toast parfait !

                          

                               

déc 12

L’impression 3D passe à la vitesse supérieure !

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Il est encore rare, à l’heure qu’il est, de trouver des imprimantes 3D capables d’imprimer à vitesse grand V. En effet, il faut généralement s’armer de patience avant de voir son objet voir le jour. Cela risque cependant de changer, les chercheurs de la MIT ayant décidé de passer la seconde au niveau de la vitesse d’impression.

En effet, les têtes pensantes du célèbre institut ont mis l’emphase sur la tête d’impression. Pour cela, les chercheurs ont implémenté deux nouveaux éléments : un nouveau mécanisme donnant un coup de boost à la buse, ainsi qu’un laser permettant de chauffer plus rapidement, le rendant plus malléable rapidement.

Deux chercheurs, Anastasios John Hart et Jamison Go s’étaient donné pour mission de découvrir ce qui ralentissaient les imprimantes 3D en général. Ils ont alors concentré leurs efforts sur trois éléments spécifiques : la vitesse de déplacement de la tête d’impression, la force de pression d’une buse vis-à-vis d’un certain type de matériau, et la vitesse à laquelle la chaleur est déclenchée pour faire fondre ledit matériau.

Au final, différents problèmes ont pu être ciblés et modifiés, allant de la suppression de certains éléments et des rajouts plus intelligents, donnant ainsi de nouveaux atouts à cette forme d’impression.

L’équipe a déjà effectué des tests plutôt concluants et d’aucuns espèrent que ces innovations donneront enfin l’impulsion qui manque aux imprimantes 3D. Si on considère, en effet, que ces dernières se sont relativement bien implantées dans divers domaines, il manque encore la petite étincelle qui fera la différence. Une vitesse accrue, si elle se démocratise, devrait, si tout passe bien, convaincre mes réfractaires pour de bon.