jan 22

La μPrinter : l’impression 3D métal à portée de main !

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Quand on pense à l’impression 3D et au métal, on aura tendance à imaginer de grosses machines fabriquant des gigantesques pièces pour des avions ou autres appareils démesurés. La société Additec vient de rendre cette technologie d’impression plus accessible, donnant naissance à un modèle « de bureau », la μPrinter

Celle belle machine passera par l’utilisation de trois laser à diodes d’une puissance de 200 watts, qui verront leurs faisceaux se concentrer vers un point unique afin de faire fondre le matériau viser, donnant ainsi vie à la pièce souhaitée.
Pour les plus ambitieux le fabricant a expliqué  qu’une version comprenant cette fois 5 lasers capables de générer 1000 watts de puissance était également disponible. Au rayon des spécificités, l’imprimante possèdera un beau gabarit d’impression (120x160x450mm) ainsi que des options comme une caméra interne pour le contrôle à distance, un système de refroidissement pour les lasers ainsi que de capteurs capables de mesurer la température de la chambre.

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Là où la μPrinter sort son épingle du jeu, c’est qu’elle offre à l’utilisateur la possibilité d’utiliser de la matière première sous différentes formes, qu’elle soit sous forme de fil ou de poudre. On pourra ajouter à cela une utilisation à la fois facile et sans danger, et vous aurez là une imprimante 3D métal de haute volée.
A noter cependant qu’une telle imprimante se mérite, et que celle-ci se chiffrera à 90,000 dollars. Le prix à payer pour pouvoir créer voire réparer des pièces tranquillement depuis son bureau !

                                       

                                    

jan 14

Quand l’impression imprimante à très petite taille

 

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Imprimer des objets minuscules est une tâche loin d’être aisée. Certains scientifiques l’ont bien remarqué et afin d’y remédier, ils ont décidé de faire les choses à l’envers, à savoir imprimer quelque chose avant de le faire rapetisser.

Cela a donné lieu à une technique d’impression appelée « fabrication à implosion », et peut être utilisé pour créer des éléments microscopiques, allant du plastique au métal en passant par l’ADN.

Ed Boyde, du MIT, a ainsi découvert, avec ses collègues une méthode s’inspirant d’une précédente qu’ils avaient mis au point.

Ainsi, les scientifiques avaient réussi à faire augmenter en volume du tissue cellulaire en les injectant dans une autre manière. En inversant le processus, ils ont ainsi pu trouver comment faire pour faire rétrécir ce que bon leur semble.

Ils ont pu créer des objets tels des petits cubes interconnectés et même une reproduction d’Alice au pays des merveilles. Chacun des éléments faisait à peine 1m³, avec des détails structurels de 50 nanomètres.

Si cette technique semble opérationnelle, d’aucuns se demandent de quelle manière elle pourrait être utilisée. On pourrait, dans un premier temps, imprimer des lentilles qui seraient utilisées sur des caméras. Mais selon Boyde, au vu du peu de matériaux nécessaires pour effectuer ce type d’impression, les applications seraient innombrables.

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Imprimer des objets de taille microscopique reste encore un domaine assez peu démocratisé mais au vu des possibilités qu’offrent les imprimantes 3D, des professionnels comme des particuliers risquent d’en faire leur cheval de bataille dans les années à venir.

 

                                    

jan 11

Une belle manucure grâce à l’impression

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Les accros de la manucure savent que le Japon est le meilleur endroit pour trouver des ongles de haute volée, et voilà qu’une imprimante dédiée à cette art nous arrive du pays du Soleil levant.

La PriNail, coutant 55 000 yens (500 $), peut embellir 10 ongles en un peu moins de 2 minutes, et est fabriqué par Koizumi Seiki Crop, spécialiste nippon du sèche-cheveux et autres appareils électroménagers.

« C’est pour ceux qui n’ont pas les compétences ni le temps nécessaires pour se faire une manucure à la maison, mais qui sont intrigués par le nail art et veulent l’essayer eux-mêmes », a déclaré Fuminori Hirano, porte-parole de Koizumi Seiki.

Les utilisateurs pourront sélectionner l’un des 300 motifs proposés ou utiliser une image représentant un animal domestique ou une célébrité pour l’impression. Bien qu’ils aient à peindre en fonction de la couleur et à appliquer une pré-couche séparée, le processus ne prend que 10 secondes. La dernière étape est une couche de finition transparente que les utilisateurs doivent appliquer eux-mêmes.

Compte tenu de son prix élevé, l’imprimante vise surtout les salons professionnels plutôt que les particuliers. Rie Nofuji, qui gère son propre magasin de manucure à Osaka, a déclaré que PriNail était meilleur que les humains pour créer des motifs délicats. « C’est également agréable de pouvoir imprimer des photos et peindre des motifs sur des ongles comme des rayures. »

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L’appareil rencontre déjà un petit succès au Japon et il ne serait pas impossible devoir celui-ci débarquer en Europe bien assez tôt, surtout que le nail art via impression se démocratise.

 

                            

jan 07

Quand l’impression 3D aide l’archéologie

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L’impression 3D peut avoir de nombreuses applications, certains pouvant être insolites et d’autres résolument surprenantes et utiles. Ainsi, utiliser une « simple » imprimante pour mener une enquête sur un lien clé de l’histoire de l’humanité est loin désormais d’être une lubie !

Le lieu en question se nomme Pumapunku et se situe non loin du fameux lac Titicaca, sur le versant ouest de la Bolivie.

Avec sa construction atypique et étonnement poussée pour l’époque, ce temple voulant littéralement dire « la porte du Puma » a intrigué les scientifiques depuis des lustres, mais aucun n’a réussi à y percer les secrets, tant le temps a rendu toute analyse des lieux compliqué.

En effet, au vu de la dégradation des lieux, il fallait une solution pour contourner le problème, et c’est là que l’impression est arrivée à la rescousse.

Un chercheur de l’université de Berkeley, Alexei Vranich, a mené une équipe pour tenter de percer les mystères de ce lieu aux multiples légendes.

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Les scientifiques ont, dans un premier temps, modélisé numériquement chaque pierre des lieux, en utilisant une échelle de 4% par rapport aux originaux. Le tout a ensuite été imprimé, afin de faciliter les observations. Ainsi, Vranich a déclaré qu’il était bien plus intuitif de manipuler de vrais objets entre les mains, plutôt que de diriger un modèle 3D sur un écran.

Cette première tentative de reconstitution ne serait, à priori, pas la dernière car Vranich et son équipe songent déjà à reconstituer d’autres temples de la région s’ils recueillent suffisamment d’indices pour le faire.

                       

                                

déc 30

La pâte de papier à la rescousse de l’impression 3D

 

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Beer Holthuis, diplômé de la Design Academy Eindhoven, a mis au point une imprimante utilisant de la pâte à papier afin de lutter contre la quantité de déchets plastiques générée par l’impression 3D.

En effet, l’homme s’est lancé le défi de fabriquer une imprimante 3D pouvant utiliser du papier recyclé, après avoir découvert que l’un des matériaux les plus gaspillés au monde.

« L’impression 3D avec du papier pourrait avoir un impact important sur le monde de l’impression. Il y a beaucoup de gaspillage dans ce secteur. La plupart des modèles sont imprimés pour communiquer quelque chose et sont souvent jetés par la suite » a déclaré le chercheur Comment le tout fonctionne ? La structure fibreuse du papier permet de créer des structures étonnamment solides, et il suffit d’une bonne couche de vernis pour que l’ensemble soit encore plus résistant.

Afin de créer une pâte pouvant être extrudée de manière cohérente, Holthuis a expérimenté différentes liaisons et consistances naturelles du matériau, avant que le tout aboutisse à la création d’une extrudeuse personnalisée pour imprimer le mélange. Il a développé l’imprimante comme projet de fin d’études de la Design Academy Eindhoven, le présentant ensuite lors de l’exposition de fin d’études de l’école à Eindhoven en octobre. L’inventeur souhaite désormais mettre au point une version grand public de son appareil.

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Bien que les filaments de plastique restent le matériau prédominant pour l’impression 3D, des expériences récentes ont permis de tester l’utilisation d’un large éventail de solutions de remplacement, en particulier dans les domaines de la fabrication médicale et alimentaire.

Après votre toner et votre jet d’encre, il semblerait que le papier n’ait toujours pas dit son dernier mot !

                                   

déc 20

Affaire Pewdiepie et hack d’imprimante : un constat alarmant

 

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Le monde du net a récemment était secoué par l’affaire PewDiePie, qui cherche désespérément à conserver sa place de Youtubeur numéro au monde face à T-Series, une chaine indienne qui a engrangé des millions de fans au fil des années. Afin de permettre au gamer suédois de garder son hégémonie, des hackers ont ainsi piraté des imprimantes afin de soutenir leur poulain.

Cette action aurait fait sourire bon nombre de personnes, mais d’autres ont pointé du doigt le ridicule de cette affaire, ainsi que les dérives que cela a entrainées. D’une part, certains évoquent le gaspillage d’encre et de cartouches causés par ce hack, mais de nombreux experts ont également soulevé les problèmes liés à la sécurité.

Selon Mykles Bray, de ForeScout, une boite spécialisée dans la sécurité de réseaux, le hack peut paraître drôle mais en y regardant plus profondément, cela montre la porosité des systèmes de sécurité, et que certaines compagnies devraient revoir leur sécurité incessamment sous peu.

Alex Bazhaniuk, co-fondateur de la compagnie Eclypsium, qui s’occupe de la sécurité de firmwares, a indiqué que les fautifs avaient stipulé qu’une telle attaque pouvait causer un énorme tort à des bases de données. Des appareils comme des ordinateurs portables mais aussi des serveurs et autres réseaux peuvent très bien être touchés, et un firmware compromis aura souvent pour conséquence des dommages graves sur le système ou appareil visés.

Ce genre d’incident vient rappeler que la sécurité sur les appareils tels que les imprimantes ne pouvaient pas être à 100% fiables, et que fermer la porte à des attaques futures risque d’être une tâche longue et complexe.

                        

                              

déc 19

Une imprimante 3D venant de rien

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Il arrive parfois que l’impression crée des vocations, et donner lieu à des projets du plus bel effet. On se souvient d’Afate Gnikou, qui avait créé une imprimante 3D en prenant de vieux déchets. Une belle action quand on sait que l’impression est capable de polluer la nature avec ses cartouches et autres éléments.

Afate a donné des bonnes idées à son entourage et l’un de ses compatriotes, Ousia Foli Beb, a décidé de suivre les pas de son idole.

Il faut dire que le parcours d’Ousia le prédestinait presque à embrasser le monde de l’impression. Fils d’ingénieur et d’une spécialiste en électronique, le jeune homme de 29 ans se passionne en parallèle à l’environnement. Il en fera même son cheval de bataille durant ses études, décrochant une licence en énergies renouvelables.

Voulant cultiver sa passion pour l’écologie, il met sur pied un Fab Lab accompagné de ses amis, et afin de faire des économies, il se tourne alors vers le recyclage. Faisant appel à son background familial, il se bricole une imprimante, l’instar de son prédécesseur.

Il n’a d’ailleurs pas manqué de pointer du doigt ce problème récurrent en Afrique, l’Europe déversant régulièrement des déchets informatiques sur son continent, endommageant notamment les nappes phréatiques. Ce self made « maker ecolo » veut ainsi répandre la bonne parole et n’hésite pas à se rendre dans les écoles afin de montrer son imprimante aux petits. Mieux encore, il se rend même dans des villages éloignés, avec un van équipé de WIFI, pour montrer sa création, participant au projet éducatif MO-LAB.

Une très belle initiative qui rappelle, hélas, que son projet existe grâce à une pollution encore vivace dans son pays et son continent en général.

 

                                

déc 17

Hack d’imprimantes : les fans de Pewdiepie remettent ça !

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Cette affaire est en train de captiver le petit monde de Youtube, et si vous ne connaissez pas Pewdiepie, sachez qu’il est, actuellement, le Youtubeur ayant le plus d’abonnés au monde. Une hégémonie qui est actuellement sérieusement compromise, la faute à une chaine indienne, T-Series, qui commence à faire de l’ombre au gamer suédois.

Dans le but de garder la couronne, les fans de Pewdiepie ont eu l’idée assez saugrenue de lancer une grande campagne, en piratant les imprimantes de nombreux utilisateurs. Ce ne sont pas moins de 50,000 appareils qui ont été touchés, au grand dam de certains.

L’histoire a fait le tour du Web, et il semblerait que cette action ait donné des idées à certains car un autre hack vient d’avoir lieu. Ce sont cette fois plus de 100 000 imprimantes qui auraient été touchées, avec le même message demandant aux utilisateurs de s’abonner à la chaine du Youtubeur. Outre l’incitation, les hackers ont également demandé aux victimes de vérifier la sécurité de leur imprimante.

Selon la BBC, il est difficile de vérifier si le nombre d’appareils touchés est exact, mais de nombreuses personnes venant des USA, du Royaume-Uni mais aussi du Chili et de l’Australie ont posté des preuves du hack sur les réseaux sociaux.

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Certains experts se sont exprimés suite à ce hack massif, incitant les possesseurs d’imprimantes à effectuer des vérifications régulières et d’installer les derniers patchs de sécurité.

A voir désormais si d’autres attaques sont prévues et si Pewdiepie finira par battre, ou non, T-series pour avoir la suprématie de Youtube.

 

                              

déc 12

La T.O.A.S.T : pour imprimer son petit déjeuner !

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Quoi de plus agréable le matin, au réveil, de pouvoir déguster une tranche de pain fraichement grillée. Le tout serait encore mieux si ladite tranche se retrouve imprimée avec des motifs insolites. Il semblerait, depuis quelque temps, que les concepts impliquant des « imprimantes à toast » aient un certain succès, et cette tendance ne semble pas vouloir s’arrêter.

En effet, deux jeunes étudiants en ingénierie électrique, Michael Xiao et Katie Bradford, ont décidé de s’amuser en créant une nouvelle imprimante capable de donner un peu plus de relief à vos tranches de pain. Son nom, la T.O.A.S.T, histoire de ne pas avoir de tromperie sur la marchandise.

Le mode opératoire est des plus simples : l’utilisateur devra fournir une image ainsi qu’une tranche de pain et l’imprimante se chargera du reste. Petit détail amusant, l’imprimante pourra même vous imprimer le bulletin météo, si jamais vous souhaitez connaitre le temps tout en savourant votre café.

Les deux étudiants ont utilisé une Raspberry Pi W pour la structure, tandis qu’un pistolet chauffant fera office de tête d’impression. Le pistolet sera quant à lui soutenu par une structure ayant été préalablement imprimée en 3D.

Une jolie petite invention qui en amusera beaucoup, même si certains seront sans doute dépités de voir qu’il n’y a aucun moyen de rajouter du beurre ou de la confiture sur leur tranche de pain. À voir cependant si les deux têtes pensantes ont déjà prévu une version 2.0 capable de vous imprimer le toast parfait !

                          

                               

déc 12

L’impression 3D passe à la vitesse supérieure !

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Il est encore rare, à l’heure qu’il est, de trouver des imprimantes 3D capables d’imprimer à vitesse grand V. En effet, il faut généralement s’armer de patience avant de voir son objet voir le jour. Cela risque cependant de changer, les chercheurs de la MIT ayant décidé de passer la seconde au niveau de la vitesse d’impression.

En effet, les têtes pensantes du célèbre institut ont mis l’emphase sur la tête d’impression. Pour cela, les chercheurs ont implémenté deux nouveaux éléments : un nouveau mécanisme donnant un coup de boost à la buse, ainsi qu’un laser permettant de chauffer plus rapidement, le rendant plus malléable rapidement.

Deux chercheurs, Anastasios John Hart et Jamison Go s’étaient donné pour mission de découvrir ce qui ralentissaient les imprimantes 3D en général. Ils ont alors concentré leurs efforts sur trois éléments spécifiques : la vitesse de déplacement de la tête d’impression, la force de pression d’une buse vis-à-vis d’un certain type de matériau, et la vitesse à laquelle la chaleur est déclenchée pour faire fondre ledit matériau.

Au final, différents problèmes ont pu être ciblés et modifiés, allant de la suppression de certains éléments et des rajouts plus intelligents, donnant ainsi de nouveaux atouts à cette forme d’impression.

L’équipe a déjà effectué des tests plutôt concluants et d’aucuns espèrent que ces innovations donneront enfin l’impulsion qui manque aux imprimantes 3D. Si on considère, en effet, que ces dernières se sont relativement bien implantées dans divers domaines, il manque encore la petite étincelle qui fera la différence. Une vitesse accrue, si elle se démocratise, devrait, si tout passe bien, convaincre mes réfractaires pour de bon.