jan 07

Quand l’impression 3D aide l’archéologie

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L’impression 3D peut avoir de nombreuses applications, certains pouvant être insolites et d’autres résolument surprenantes et utiles. Ainsi, utiliser une « simple » imprimante pour mener une enquête sur un lien clé de l’histoire de l’humanité est loin désormais d’être une lubie !

Le lieu en question se nomme Pumapunku et se situe non loin du fameux lac Titicaca, sur le versant ouest de la Bolivie.

Avec sa construction atypique et étonnement poussée pour l’époque, ce temple voulant littéralement dire « la porte du Puma » a intrigué les scientifiques depuis des lustres, mais aucun n’a réussi à y percer les secrets, tant le temps a rendu toute analyse des lieux compliqué.

En effet, au vu de la dégradation des lieux, il fallait une solution pour contourner le problème, et c’est là que l’impression est arrivée à la rescousse.

Un chercheur de l’université de Berkeley, Alexei Vranich, a mené une équipe pour tenter de percer les mystères de ce lieu aux multiples légendes.

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Les scientifiques ont, dans un premier temps, modélisé numériquement chaque pierre des lieux, en utilisant une échelle de 4% par rapport aux originaux. Le tout a ensuite été imprimé, afin de faciliter les observations. Ainsi, Vranich a déclaré qu’il était bien plus intuitif de manipuler de vrais objets entre les mains, plutôt que de diriger un modèle 3D sur un écran.

Cette première tentative de reconstitution ne serait, à priori, pas la dernière car Vranich et son équipe songent déjà à reconstituer d’autres temples de la région s’ils recueillent suffisamment d’indices pour le faire.

                       

                                

avr 28

Un bâtiment imprimé qui va peut-être finir sur Mars !

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Au rythme où l’impression évolue, votre prochaine maison pourrait être construite par une imprimante 3D !

Suite au récent départ en fanfare de la compagnie Apis Cor, l’imprimante mobile imprimant des maisons, une équipe de chercheurs du MIT a créé sa propre machine mobile et autonome. Pour prouver que le prototype fonctionne, l’équipe a construit un igloo de 3m de haut et 15m de large, le tout avec une mousse à prise rapide. Résultat, la plus grande structure de ce type réalisée par une imprimante, a ainsi vu le jour.

L’équipe a récemment publié son travail dans la revue Science Robotics, arguant que l’automatisation devrait aider à réduire les coûts de construction et à accélérer les temps de construction. Leur création, baptisée Digital Construction Platform, se compose d’un grand bras hydraulique, monté sur des bandes de chenilles. À la pointe de son bras, l’équipe a installé une attache, afin de pouvoir y mettre nombre d’outils différents, y compris des extrudeuses de mousse et thermoplastiques, un soudeur voire un tuyau d’arrosage !

Afin d’aller dans vers une impression encore plus verte, et plutôt que de compter sur des combustibles fossiles, l’imprimante n’est alimenté que par l’énergie solaire.

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Selon Steven Keating, instigateur du projet, cette imprimante robotisée a un bel avenir devant elle. L’ingénieur voit ainsi un avenir fait de bâtiments imprimés, que ce soit sur Terre mais également sur Mars ! Réalité ou projet frôlant la science-fiction ? On est en droit d’être sceptiques, mais au vu des miracles actuels causés par les imprimantes 3D, il se peut que celles-ci aillent un jour à la conquête des étoiles.


Une maison imprimé en 24h ! par encros

jan 04

La première base lunaire imprimée devrait apparaitre en 2030

 

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L’impression en relief s’apprête à dépasser nos frontières pour aller faire joujou dans l’espace. Alors que la station spatiale internationale a depuis peu accueilli sa première imprimante 3D, les têtes pensantes pensent déjà à l’avenir et espèrent ainsi imprimer les premières bases lunaires dans les années à venir.

L’ESA (l’agence spatiale européenne) a ainsi réitéré son envie de conquête spatiale, en partant d’un village lunaire qui servirait ainsi de point de départ pour des explorations plus poussées dans l’espace. Les bases seraient faites à partir de régolithe, une matière très facilement sur la Lune et qui ferait office d’encre pour les imprimantes.

La base imprimée devrait être située dans le cratère de Shackelton, situé dans le pôle sud de notre satellite, ce qui lui permettrait d’avoir une quantité illimitée d’énergie solaire, tout zen protégeant ladite base de la chaleur ou du froid extrême qui peut sévir sur le reste de la lune.

Bien que l’idée d’imprimer une base sur la Lune ait déjà été proposée par l’ESA en 2013, cette dernière planche plus sérieusement sur le projet depuis peu, établissant un emploi du temps qui devrait donner jour aux premières bases dans les 14 ans à venir. Lors d’un récent symposium regroupant près de 200 scientifiques, la question du retour sur la Lune a largement été évoquée, ce qui pourrait bientôt donner lieu à des missions d’un genre nouveau.

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Les premiers vols d’exploration devraient commencer en 2020 et ce projet d’impression lunaire pourrait paver le chemin vers une future colonisation d’une certaine planète rouge.