avr 01

Quand l’impression redessine le paysage urbain !

 

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La lutte contre la pollution et la prolifération des déchets n’est pas récente et tous les moyens sont bons pour lutter contre ce fléau actuel. Contre toute attente, l’impression 3D est venue apporter son petit soutien à la lutte en proposant des solutions innovantes et efficaces.

Ainsi, des projets d’aménagement urbains faisant appel aux imprimantes ont vu le jour, à l’image du projet Print Your City, projet visant à donner un nouveau visage aux espaces urbains à l’aide de mobiliers créés par impression. Le premier objectif de ce projet fut la création du parc Hanth, situé dans la ville de Thassalonique en Grèce, où tout le mobilier fut créé par impression. De quelle manière ? C’est très simple !

Des déchets plastiques sont récupérés et fondus, avant de se retrouver colorés et imprimés grâce à un bras robotique chargé de donner vie au mobilier.Outre l’aspect éminemment écologique et pratique de cette opération, ce projet, créé par une boite néerlandaise, du nom de The New Raw, a également pour vocation d’interpeller les masses, et cela a porté ses fruits pour le moment.

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Ce ne sont pas moins de 3000 habitants qui auraient participé à la collecte, ces derniers ayant même été invités à donner leur avis sur la couleur à utiliser pour le mobilier. Histoire de bien faire les choses et de donner aux curieux une idée du travail effectué, une petite plaque affichant le nombre de kilos de déchets utilisé pour chaque mobilier est ainsi visible à tous.

Un joli projet d’impression à la fois écolo et citoyen qui mérite de prendre de l’essor et qui donnera peut-être des idées à d’autres villes d’Europe et d’ailleurs.

 

                                         

mar 13

Les sushis se font désormais aussi imprimer

 

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De nombreuses personnes se font toujours une joie de manger des sushis, ce délicat met nous venant du Japon et qui a envahi les assiettes de notre pays depuis longtemps. L’air de créer des sushis soi-même demeure cependant assez complexe, et il faut parfois de l’aide extérieure pour arriver à ses fins. Et c’est là que l’impression entre en jeu.

En effet, une société japonaise du nom d’Open Meals a eu pour idée de mettre au point une imprimante vous fabriquant des sushis en moins de deux.

Outre la forme si caractéristique de ces plats, les sushis se voudront aussi particulièrement nutritifs pour les dégustateurs. En effet, pour pouvoir apprécier les sushis, il faudra tout d’abord donner de votre personne, en fournissant un peu de salive ou d’urine. L’imprimante pourra ainsi déterminer ce qu’il vous manque en matière de nutriments et vous imprimer des sushis « healthy » qui siéront à votre régime. Une bonne manière en somme d’allier l’utile à l’agréable.

La compagnie semble en tout cas croire en sa création et elle compte ouvrir un restaurant proposant ses sushis imprimés l’année prochaine. Difficile de savoir à l’heure actuelle si une telle idée comblera le palais des Japonais, mais l’impression 3D s’évertuant activement ces temps-ci à percer dans le monde de la cuisine, gageons que cette nouveauté risque au moins d’intriguer les gourmets nippons.

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Rappelons que certaines compagnies ont décidé d’embrasser l’impression culinaire à pleines dents, à l’image de Barilla qui nous avait présenté il y’a quelques temps ses pâtes imprimées. 

                  

                                     

fév 23

L’impression 3D à pleines dents avec la J720 Dental

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Vous pensiez un jour que les imprimantes viendraient au secours de votre dentition ? S’il est peu probable que vous répondiez oui, on ne peut que constater à quel point, de nos jours, l’impression 3D a su mettre son grain de sel dans divers secteurs, dont celui de la médecine.

Ainsi, alors que se tient actuellement aux USA un salon entièrement dédié à la dentisterie, la célèbre marque Stratasys en a profité pour présenter son nouveau bébé, spécialisé dans l’impression dentaire. Baptisé J720 dental, cette imprimante ne fait pas les choses à moitié et permet de d’imprimer des modèles avec plus de 500000 combinaisons possibles.

Loin de s’arrêter là, l’imprimante serait également d’imprimer plus rapidement que la concurrence, tout en permettant à l’utilisateur de faire jusqu’à six impressions simultanées. Pour ce qui est des matériaux d’impression, la J720 pourra intégrer six types de résines différentes, idéal pour les cabinets passants pas différents matériaux pour créer leurs modèles. Enfin, l’imprimante se voudra ultra réaliste au niveau de la reproduction, allant même jusqu’à reproduire la texture de certains tissus.

Selon Barry Diener, responsables des ventes dans la section dentaire de Stratasys, les laboratoires dentaires actuels opèrent dans un milieu où la compétition est de mise. La J720 a ainsi pour but de changer la donne et de s’imposer en modèle du genre, avec sa vitesse d’impression, sa productivité et ses nombreuses options.

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On ignore à l’heure actuelle quel sera le prix de lancement de l’imprimante mais celle-ci devrait être disponible aux alentours du moi de mai.

 

                                

fév 12

Quand l’impression 3D vogue sur les océans

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Que faire du nombre inquiétant de déchets plastique polluant les océans ? En utilisant le tout pour imprimer des bateaux par exemple ! Si cette idée vous semble absurde, sachez que des têtes pensantes soucieuses du bien être de notre planète y ont pensé, et songent plus que jamais à mettre leur plan à exécution !

Searious Business, Wijk Yacht Creation BV et BeteoR BV souhaitent ainsi imprimer un yacht à partir de déchets plastiques. Pour Willemijn Peeters, dirigeant du Searious Business, c’est un moyen supplémentaire de montrer au monde qu’il est temps de sauver les océans du plastique, tout en recyclant de façon intelligente.

Toujours selon lui, il souhaiterait attirer l’attention sur les océans de la planète, le tout en démontrant la faisabilité de produire un yacht à partir de bouteilles en plastiques recyclées

Il a ajouté qu’il avait l’intention de «lancer» cette idée avec l’appui de sociétés multinationales, en se concentrant d’abord sur les bouteilles en plastiques. Des centaines de milliards de bouteilles finissent ainsi leur vie dans les océans chaque année.

Peeters, également ambassadeur de Dutch Ocean, souhaite associer les entreprises mondiales de boissons gazeuses en leur demandant de transformer leurs systèmes de production de bouteilles en plastique afin d’alimenter un système à la fois sain et pratique.

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Afin de donner vie à son bébé, Peeters a fait appel aux responsables de Lay3rs, qui ont construit un modèle 3D pour présenter le projet au grand public.

Une belle façon d’allier impression et environnement, en espérant que ce beau projet ne tombe pas à l’eau.

 

                                  

jan 30

Révolution : l’impression 3D passe à la vitesse supérieure

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Nous n’allons pas nous mentir, l’impression 3D n’est pas spécialement connue pour sa rapidité. Alors que certaines imprimantes entrent parfois dans le Livre des records, il faudra généralement s’armer de patience avant de voir apparaitre l’objet souhaité. Tout cela risque de changer drastiquement, et le temps d’impression risque désormais de passer à quelques minutes.

Cette nouvelle nous vient de l’université du Michigan où Timothy Scott, professeur agrégé en chimie, a découvert un moyen d’accélérer le processus, à l’aide de lumière UV et de résine.

Cette méthide, baptisée Rapid, continuous additive manufacturing by volumetric polymerization inhibition patterning” se base sur le principe de photo-polymérisation.

Il ne s’agira pas ici de se baser sur une source lumineuse mais deux, chaque type de lumière jouant un rôle défini. Ainsi, la première solidifiera la résine servant de base d’impression tandis que l’autre freinera ce processus.

Pour le professeur Scott, ce procédé révolutionnaire est le premier à imprimer réellement en 3D. Les imprimantes existantes ne faisaient jusque-là que superposer des couches 2D, alors qu’il s’agira ici de sculpter directement une forme en relief. Ce qu’il y a également de nouveau dans cette expérimentation, c’est l’inhibiteur de lumière UV qui empêche non seulement la résine durcie de coller à la paroi, mais qui peut aussi être utilisé pour sculpter des surfaces 3D et des contours de résine durcie dans la cuve.

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Si cette méthode ne manquera sans doute pas de faire parler d’elle à l’avenir, le groupe de recherche réfléchit actuellement à la commercialisation de cette invention. En attendant, trois brevets ont déjà été déposés afin de protéger l’invention. Affaire à suivre.

                                       

déc 30

La pâte de papier à la rescousse de l’impression 3D

 

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Beer Holthuis, diplômé de la Design Academy Eindhoven, a mis au point une imprimante utilisant de la pâte à papier afin de lutter contre la quantité de déchets plastiques générée par l’impression 3D.

En effet, l’homme s’est lancé le défi de fabriquer une imprimante 3D pouvant utiliser du papier recyclé, après avoir découvert que l’un des matériaux les plus gaspillés au monde.

« L’impression 3D avec du papier pourrait avoir un impact important sur le monde de l’impression. Il y a beaucoup de gaspillage dans ce secteur. La plupart des modèles sont imprimés pour communiquer quelque chose et sont souvent jetés par la suite » a déclaré le chercheur Comment le tout fonctionne ? La structure fibreuse du papier permet de créer des structures étonnamment solides, et il suffit d’une bonne couche de vernis pour que l’ensemble soit encore plus résistant.

Afin de créer une pâte pouvant être extrudée de manière cohérente, Holthuis a expérimenté différentes liaisons et consistances naturelles du matériau, avant que le tout aboutisse à la création d’une extrudeuse personnalisée pour imprimer le mélange. Il a développé l’imprimante comme projet de fin d’études de la Design Academy Eindhoven, le présentant ensuite lors de l’exposition de fin d’études de l’école à Eindhoven en octobre. L’inventeur souhaite désormais mettre au point une version grand public de son appareil.

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Bien que les filaments de plastique restent le matériau prédominant pour l’impression 3D, des expériences récentes ont permis de tester l’utilisation d’un large éventail de solutions de remplacement, en particulier dans les domaines de la fabrication médicale et alimentaire.

Après votre toner et votre jet d’encre, il semblerait que le papier n’ait toujours pas dit son dernier mot !

                                   

déc 19

Une imprimante 3D venant de rien

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Il arrive parfois que l’impression crée des vocations, et donner lieu à des projets du plus bel effet. On se souvient d’Afate Gnikou, qui avait créé une imprimante 3D en prenant de vieux déchets. Une belle action quand on sait que l’impression est capable de polluer la nature avec ses cartouches et autres éléments.

Afate a donné des bonnes idées à son entourage et l’un de ses compatriotes, Ousia Foli Beb, a décidé de suivre les pas de son idole.

Il faut dire que le parcours d’Ousia le prédestinait presque à embrasser le monde de l’impression. Fils d’ingénieur et d’une spécialiste en électronique, le jeune homme de 29 ans se passionne en parallèle à l’environnement. Il en fera même son cheval de bataille durant ses études, décrochant une licence en énergies renouvelables.

Voulant cultiver sa passion pour l’écologie, il met sur pied un Fab Lab accompagné de ses amis, et afin de faire des économies, il se tourne alors vers le recyclage. Faisant appel à son background familial, il se bricole une imprimante, l’instar de son prédécesseur.

Il n’a d’ailleurs pas manqué de pointer du doigt ce problème récurrent en Afrique, l’Europe déversant régulièrement des déchets informatiques sur son continent, endommageant notamment les nappes phréatiques. Ce self made « maker ecolo » veut ainsi répandre la bonne parole et n’hésite pas à se rendre dans les écoles afin de montrer son imprimante aux petits. Mieux encore, il se rend même dans des villages éloignés, avec un van équipé de WIFI, pour montrer sa création, participant au projet éducatif MO-LAB.

Une très belle initiative qui rappelle, hélas, que son projet existe grâce à une pollution encore vivace dans son pays et son continent en général.

 

                                

déc 12

L’impression 3D passe à la vitesse supérieure !

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Il est encore rare, à l’heure qu’il est, de trouver des imprimantes 3D capables d’imprimer à vitesse grand V. En effet, il faut généralement s’armer de patience avant de voir son objet voir le jour. Cela risque cependant de changer, les chercheurs de la MIT ayant décidé de passer la seconde au niveau de la vitesse d’impression.

En effet, les têtes pensantes du célèbre institut ont mis l’emphase sur la tête d’impression. Pour cela, les chercheurs ont implémenté deux nouveaux éléments : un nouveau mécanisme donnant un coup de boost à la buse, ainsi qu’un laser permettant de chauffer plus rapidement, le rendant plus malléable rapidement.

Deux chercheurs, Anastasios John Hart et Jamison Go s’étaient donné pour mission de découvrir ce qui ralentissaient les imprimantes 3D en général. Ils ont alors concentré leurs efforts sur trois éléments spécifiques : la vitesse de déplacement de la tête d’impression, la force de pression d’une buse vis-à-vis d’un certain type de matériau, et la vitesse à laquelle la chaleur est déclenchée pour faire fondre ledit matériau.

Au final, différents problèmes ont pu être ciblés et modifiés, allant de la suppression de certains éléments et des rajouts plus intelligents, donnant ainsi de nouveaux atouts à cette forme d’impression.

L’équipe a déjà effectué des tests plutôt concluants et d’aucuns espèrent que ces innovations donneront enfin l’impulsion qui manque aux imprimantes 3D. Si on considère, en effet, que ces dernières se sont relativement bien implantées dans divers domaines, il manque encore la petite étincelle qui fera la différence. Une vitesse accrue, si elle se démocratise, devrait, si tout passe bien, convaincre mes réfractaires pour de bon.

         

                                   

nov 21

Le chanvre : le nouvel atout de l’impression 3D ?

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Nous vous en parlions très récemment, l’impression 3D est dans le collimateur des scientifiques suites à certaines découvertes concernant les particules rejetées par les appareils. En cause, les filaments en plastique qui seraient nocifs pour l’environnement. Des alternatives font cependant leur apparition, certaines étant même assez surprenantes et inattendues.

Lorsque l’on évoque le chanvre, d’aucuns y voient avant tout une drogue de la même famille que le cannabis. Si c’est bien le cas, il se trouve aussi que cette matière affiche des propriétés des plus intéressantes lorsqu’elle est convertie en matériaux d’impression. Celle-ci se marie très bien avec le PLA, pour en faire des filaments hybrides, qui seront à la fois faciles à fabriquer et biodégradables. Une belle aubaine pour ceux cherchant à imprimer de façon responsable.

Petit bémol d’ordre légal, le chanvre, de par sa nature controversée, risque de poser quelques soucis selon la législation du pays concerné. Ainsi, la France ne tolérerait qu’une quantité inférieure 0,2% de THC dans le chanvre, même si la loi risque d’évoluer avec le temps. Peu de chance en tout cas que l’utilisateur se mette à planer à cause d’un usage abusif de son imprimante.

On notera qu’outre ses bienfaits environnementaux, le chanvre permettrait aussi d’imprimer à une température inférieure de 10°C à celle du PLA, ce qui n’est pas négligeable si vous ne souhaitez pas passer par un plateau d’impression chauffant.

Cette nouvelle alternative d’impression risque de créer des vocations, d’autant plus que certaines compagnies, comme l’italienne Kanèsis, font même pousser leur propre herbe pour créer des solutions d’impression vertes. On est toujours mieux servi que par soi-même !

 

                                   

nov 20

Sale temps pour les imprimantes 3D low cost

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On le savait depuis longtemps que les imprimantes pouvaient être néfastes pour l’environnement. En effet, les cartouches d’encre finissant à la poubelle sont un véritable poison causant un tort énorme à notre planète. S’il est désormais possible d’endiguer ce type de problème via des solutions comme la recharge, un autre problème semble désormais pointer son nez.

En effet, c’est au tour des imprimantes 3D de causer soucis, celles considérées comme low cost plus précisément. Selon une étude conduite par le Georgia Institute of Technology, les imprimantes en relief à moindre coût auraient tendance à émettre des particules fines se propageant dans les airs. Pis encore, ce sont surtout les imprimantes destinées aux particuliers qui auraient cette fâcheuse tendance.

Ces appareils, utilisant la plupart du temps du filament plastique, éjecteraient des particules en début d’impression. Si la pièce stockant ces machines était mal ventilée, la qualité de l’air risquerait d’en pâtir grandement, a déclaré Rodney Weber, professeur ayant chapeauté ces recherches.

Après une analyse poussée, ce seraient plus de 200 composés organiques qui auraient été identifiés par les chercheurs, certains pouvant être irritants, voire cancérigènes.

Au vu de ces découvertes, les scientifiques sont formels quant à l’avenir de ces imprimantes 3D. Il est impératif, pour eux, que des mesures soient prises pour mieux évaluer les risques encourus par les utilisateurs. En attendant des solutions concrètes, ils préconisent d’utiliser les imprimantes dans un environnement aéré, de se tenir à l’écart durant l’impression et de régler la température de la buse à son minimum (la chaleur jouant sur le degré de particules générées