déc 30

La pâte de papier à la rescousse de l’impression 3D

 

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Beer Holthuis, diplômé de la Design Academy Eindhoven, a mis au point une imprimante utilisant de la pâte à papier afin de lutter contre la quantité de déchets plastiques générée par l’impression 3D.

En effet, l’homme s’est lancé le défi de fabriquer une imprimante 3D pouvant utiliser du papier recyclé, après avoir découvert que l’un des matériaux les plus gaspillés au monde.

« L’impression 3D avec du papier pourrait avoir un impact important sur le monde de l’impression. Il y a beaucoup de gaspillage dans ce secteur. La plupart des modèles sont imprimés pour communiquer quelque chose et sont souvent jetés par la suite » a déclaré le chercheur Comment le tout fonctionne ? La structure fibreuse du papier permet de créer des structures étonnamment solides, et il suffit d’une bonne couche de vernis pour que l’ensemble soit encore plus résistant.

Afin de créer une pâte pouvant être extrudée de manière cohérente, Holthuis a expérimenté différentes liaisons et consistances naturelles du matériau, avant que le tout aboutisse à la création d’une extrudeuse personnalisée pour imprimer le mélange. Il a développé l’imprimante comme projet de fin d’études de la Design Academy Eindhoven, le présentant ensuite lors de l’exposition de fin d’études de l’école à Eindhoven en octobre. L’inventeur souhaite désormais mettre au point une version grand public de son appareil.

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Bien que les filaments de plastique restent le matériau prédominant pour l’impression 3D, des expériences récentes ont permis de tester l’utilisation d’un large éventail de solutions de remplacement, en particulier dans les domaines de la fabrication médicale et alimentaire.

Après votre toner et votre jet d’encre, il semblerait que le papier n’ait toujours pas dit son dernier mot !

                                   

déc 19

Une imprimante 3D venant de rien

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Il arrive parfois que l’impression crée des vocations, et donner lieu à des projets du plus bel effet. On se souvient d’Afate Gnikou, qui avait créé une imprimante 3D en prenant de vieux déchets. Une belle action quand on sait que l’impression est capable de polluer la nature avec ses cartouches et autres éléments.

Afate a donné des bonnes idées à son entourage et l’un de ses compatriotes, Ousia Foli Beb, a décidé de suivre les pas de son idole.

Il faut dire que le parcours d’Ousia le prédestinait presque à embrasser le monde de l’impression. Fils d’ingénieur et d’une spécialiste en électronique, le jeune homme de 29 ans se passionne en parallèle à l’environnement. Il en fera même son cheval de bataille durant ses études, décrochant une licence en énergies renouvelables.

Voulant cultiver sa passion pour l’écologie, il met sur pied un Fab Lab accompagné de ses amis, et afin de faire des économies, il se tourne alors vers le recyclage. Faisant appel à son background familial, il se bricole une imprimante, l’instar de son prédécesseur.

Il n’a d’ailleurs pas manqué de pointer du doigt ce problème récurrent en Afrique, l’Europe déversant régulièrement des déchets informatiques sur son continent, endommageant notamment les nappes phréatiques. Ce self made « maker ecolo » veut ainsi répandre la bonne parole et n’hésite pas à se rendre dans les écoles afin de montrer son imprimante aux petits. Mieux encore, il se rend même dans des villages éloignés, avec un van équipé de WIFI, pour montrer sa création, participant au projet éducatif MO-LAB.

Une très belle initiative qui rappelle, hélas, que son projet existe grâce à une pollution encore vivace dans son pays et son continent en général.

 

                                

déc 12

L’impression 3D passe à la vitesse supérieure !

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Il est encore rare, à l’heure qu’il est, de trouver des imprimantes 3D capables d’imprimer à vitesse grand V. En effet, il faut généralement s’armer de patience avant de voir son objet voir le jour. Cela risque cependant de changer, les chercheurs de la MIT ayant décidé de passer la seconde au niveau de la vitesse d’impression.

En effet, les têtes pensantes du célèbre institut ont mis l’emphase sur la tête d’impression. Pour cela, les chercheurs ont implémenté deux nouveaux éléments : un nouveau mécanisme donnant un coup de boost à la buse, ainsi qu’un laser permettant de chauffer plus rapidement, le rendant plus malléable rapidement.

Deux chercheurs, Anastasios John Hart et Jamison Go s’étaient donné pour mission de découvrir ce qui ralentissaient les imprimantes 3D en général. Ils ont alors concentré leurs efforts sur trois éléments spécifiques : la vitesse de déplacement de la tête d’impression, la force de pression d’une buse vis-à-vis d’un certain type de matériau, et la vitesse à laquelle la chaleur est déclenchée pour faire fondre ledit matériau.

Au final, différents problèmes ont pu être ciblés et modifiés, allant de la suppression de certains éléments et des rajouts plus intelligents, donnant ainsi de nouveaux atouts à cette forme d’impression.

L’équipe a déjà effectué des tests plutôt concluants et d’aucuns espèrent que ces innovations donneront enfin l’impulsion qui manque aux imprimantes 3D. Si on considère, en effet, que ces dernières se sont relativement bien implantées dans divers domaines, il manque encore la petite étincelle qui fera la différence. Une vitesse accrue, si elle se démocratise, devrait, si tout passe bien, convaincre mes réfractaires pour de bon.

         

                                   

nov 21

Le chanvre : le nouvel atout de l’impression 3D ?

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Nous vous en parlions très récemment, l’impression 3D est dans le collimateur des scientifiques suites à certaines découvertes concernant les particules rejetées par les appareils. En cause, les filaments en plastique qui seraient nocifs pour l’environnement. Des alternatives font cependant leur apparition, certaines étant même assez surprenantes et inattendues.

Lorsque l’on évoque le chanvre, d’aucuns y voient avant tout une drogue de la même famille que le cannabis. Si c’est bien le cas, il se trouve aussi que cette matière affiche des propriétés des plus intéressantes lorsqu’elle est convertie en matériaux d’impression. Celle-ci se marie très bien avec le PLA, pour en faire des filaments hybrides, qui seront à la fois faciles à fabriquer et biodégradables. Une belle aubaine pour ceux cherchant à imprimer de façon responsable.

Petit bémol d’ordre légal, le chanvre, de par sa nature controversée, risque de poser quelques soucis selon la législation du pays concerné. Ainsi, la France ne tolérerait qu’une quantité inférieure 0,2% de THC dans le chanvre, même si la loi risque d’évoluer avec le temps. Peu de chance en tout cas que l’utilisateur se mette à planer à cause d’un usage abusif de son imprimante.

On notera qu’outre ses bienfaits environnementaux, le chanvre permettrait aussi d’imprimer à une température inférieure de 10°C à celle du PLA, ce qui n’est pas négligeable si vous ne souhaitez pas passer par un plateau d’impression chauffant.

Cette nouvelle alternative d’impression risque de créer des vocations, d’autant plus que certaines compagnies, comme l’italienne Kanèsis, font même pousser leur propre herbe pour créer des solutions d’impression vertes. On est toujours mieux servi que par soi-même !

 

                                   

nov 20

Sale temps pour les imprimantes 3D low cost

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On le savait depuis longtemps que les imprimantes pouvaient être néfastes pour l’environnement. En effet, les cartouches d’encre finissant à la poubelle sont un véritable poison causant un tort énorme à notre planète. S’il est désormais possible d’endiguer ce type de problème via des solutions comme la recharge, un autre problème semble désormais pointer son nez.

En effet, c’est au tour des imprimantes 3D de causer soucis, celles considérées comme low cost plus précisément. Selon une étude conduite par le Georgia Institute of Technology, les imprimantes en relief à moindre coût auraient tendance à émettre des particules fines se propageant dans les airs. Pis encore, ce sont surtout les imprimantes destinées aux particuliers qui auraient cette fâcheuse tendance.

Ces appareils, utilisant la plupart du temps du filament plastique, éjecteraient des particules en début d’impression. Si la pièce stockant ces machines était mal ventilée, la qualité de l’air risquerait d’en pâtir grandement, a déclaré Rodney Weber, professeur ayant chapeauté ces recherches.

Après une analyse poussée, ce seraient plus de 200 composés organiques qui auraient été identifiés par les chercheurs, certains pouvant être irritants, voire cancérigènes.

Au vu de ces découvertes, les scientifiques sont formels quant à l’avenir de ces imprimantes 3D. Il est impératif, pour eux, que des mesures soient prises pour mieux évaluer les risques encourus par les utilisateurs. En attendant des solutions concrètes, ils préconisent d’utiliser les imprimantes dans un environnement aéré, de se tenir à l’écart durant l’impression et de régler la température de la buse à son minimum (la chaleur jouant sur le degré de particules générées

 

                                

août 02

L’impression prend son envol

 

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Cela fait un bail que l’impression 3D s’est inscrite de manière concrète dans le paysage de l’innovation. En effet, cette nouvelle technique propose désormais ses services à différents secteurs, allant de la cuisine en passant par la médecine et le bâtiment.

Des secteurs de plus en plus techniques font désormais appel à ce type d’imprimante, comme l’aéronautique qui cherche désormais à créer des avions par ce biais. De ce fait, la compagnie russe Iliouchine va utiliser des imprimantes pour créer un nouvel avion militaire, sobrement baptisé Iliouchine Il-112V.

En passant par l’impression pour créer des pièces de l’appareil, le processus de création n’en sera que plus rapide.

Le directeur général adjoint de la compagnie s’exprimé, déclarant que les pièces de l’appareil venaient de zéro et qu’il fallait encore de nombreuses phases de test avant que le tout soit optimal. Outre la vitesse de production, ce moyen de création va permettre à la compagnie d’économiser sur les coûts de création. À l’avenir, certaines pièces pourraient même produites en série via impression.

Quid de l’appareil en lui-même ? Celui-ci devrait pouvoir transporter jusqu’à 5 tonnes de matériels mais aussi du personnel militaire ou civil. Si tout se passe comme prévu, le premier appareil devrait prendre son envol à la fin de l’année, a délcaré Alexei Rgozine, PDG de la compagnie.

Pour information, l’ancien vice-ministre de la défense avait déclaré que l’armée russe devrait se doter d’une centaine d’appareil de ce genre d’ici 2027.

À voir désormais russe aura bientôt son escadrille créée par impression 3D !   

 

                               

juil 19

Saisie d’armes imprimées aux USA !

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L’impression d’armes est sous le feu des projecteurs ces derniers temps. En effet, la justice américaine vient de déclarer que les armes imprimées étaient désormais légales, sous certaines conditions. De ce fait, il faudra s’attendre à ce que des faits-divers liés aux armes 3D fassent de plus en plus la une des médias.

Ainsi, un homme a été interpellé cette semaine après que la police ait fait quelques belles trouvailles à son domicile. Sean Patrick Murphy, 27 ans, cachait en effet chez lui des fausses cartes de crédit et permis de conduire, sans doute créés via une imprimante et un scanner. La police a également trouvé des armes à feu conçus par impression et parfaitement capables de faire feu. Les autorités ont déclaré en avoir trouvé trois, qui aurait été imprimées durant les trois derniers mois.

Selon l’officier Daren Edwards, ces armes pouvaient très bien faire du mal à autrui et ce de manière sévère. Selon lui, à partir du moment où un tel objet était créé et opérationnel, il ne restait plus qu’à trouver quelques petits éléments supplémentaires pour la rendre mortelle. L’officier a également mis le doigt sur le fait que leur composition en plastique les rendait plus difficile à détecter que leurs comparses en métal.

L’accusé passera devant la cour à la fin du mois d’aout.

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Si la réglementation des armes, conventionnelles ou imprimées, est de plus en plus souple aux USA, la loi demeure particulièrement stricte en Europe, où il est strictement interdit de faire circuler ce type d’objet.

 

                                   

juin 04

Des récifs imprimés à Monaco !

 

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L’impression 3D est en passe de devenir le meilleur moyen de redonner vie à des personnes ou des habitats. Alors que l’on construit désormais à tour de bras des prothèses et autres maisons en 3D, cette nouvelle forme d’impression en vient même à donner un coup de pouce à la nature !

En effet, la principauté de Monaco a décidé de faire appel à des imprimantes pour sauver son récif. C’est un travail de longue haleine qui a donné lieu à cette petite innovation, fruit d’une collaboration entre de nombreux acteurs, que ce soit des écologistes spécialisés dans les fonds marins, divers instituts de recherche ainsi que des experts en impression. Pour ce qui est de la conception visuelle des récifs imprimés, c’est l’université de Nice qui s’est chargé de la tâche, tout en respectant au maximum la topologie des fonds marins.

Il a fallu se rendre aux Pays-Bas pour imprimer ces impressionnants blocs, avec une imprimante conçue pour imprimer des unités pouvant aller 2500 kilos au niveau du poids.

Les récifs imprimés finiront ainsi leur carrière à 27m de profondeur, afin de redonner vie à la flore sous-marine locale. Selon Bernard Fautrier, vice-président de la Fondation Albert II, ce dispositif a tout d’innovant et cela pourrait être le premier pas vers une réhabilitation de la faune marine sur d’autres sites.

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Les fonds marins risquent ainsi d’avoir une fière chandelle envers l’impression, cette dernière étant devenu au fil des années une solution verte efficace, allant même jusqu’à utiliser les algues pour nourrir intelligemment les imprimantes.

                                    

mai 11

L’impression 3D brise encore des records

 

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Le monde de l’impression n’est jamais loin des records, et depuis l’avènement des imprimantes 3D, on assiste à la création de machines toujours plus folles ! Entre imprimantes à pizza ou machine vous permettant de créer des prothèses, tout est désormais possible dans le petit monde des imprimantes.

Pour rester dans le monde des imprimantes « bigger than life », c’est en Espagne que le tout dernier exploit a eu lieu.

C’est à l’Université de Burgos que s’est déroulé une fête de l’impression 3D, fête qui s’est déroulé du 4 au 8 mai. Durant cette réunion de têtes pensantes, un nombre impressionnant d’imprimante a été dépêché sur les lieux, soit près de 161 appareils ! De ce fait, cette « petite » réunion est entrée dans le livre des records, car c’est la première fois qu’un tel arsenal d’imprimantes est utilisé.

Pour information, ce ne sont pas moins de 161 machines qui ont été utilisé pour l’occasion, le tout chapeauté par leurs 210 propriétaires. Ce petit exploit éclipse celui réalisé par la compagnie américaine Airwolf3D, qui avait de son côté utilisé 159 machines pour imprimer à grande échelle.

Toujours au niveau des records, une compagnie du nom de MakerGal, basée en Galice, pense avoir créé la plus longue épée en 3D jamais imprimée. Il aura fallu 48 heures à l’équipe pour concevoir l’objet, qui mesure 4,8 mètres de long. Ce petit exploit leur permettrait, si tout se passe bien, de coiffer au poteau une compagnie britannique, XRobots UK, qui avait tenté un exploit similaire.

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Reste à savoir quel sera la prochaine compagnie à créer l’exploit avec une, ou plusieurs imprimantes 3D !

 

                                    

mai 02

L’impression 3D vous transforme désormais en machine

 

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On a pu voir, au fil des années, l’impression 3D apporter un peu de sa superbe au monde médical, proposant par exemple aux personnes handicapés de leur fournir une meilleure vie avec des prothèses imprimées.

La science de l’impression n’a depuis cessé de faire des bonds, proposant des alternatives de plus en plus bluffantes. Dernière création en date : une imprimante capable de soigner voire d’apposer des capteurs permettant de détecter des agents chimiques nocifs.

Ce sont des chercheurs de l’université du Minnesota qui ont réussi à placer des éléments électroniques directement sur la peau de leurs cobayes, en utilisant une simple imprimante 3D et pour un coût minimaliste.

Selon le professeur Michael McAlpine, responsable en ingénierie mécanique, son équipe a imaginé que des soldats sur le front pourraient utiliser cette invention tel un couteau suisse, en cas de danger ou autres. Une simple imprimante 3D portable et ils pourraient ainsi imprimer leur nécessaire en un rien de temps.

Mieux encore, l’impression desdits capteurs sur la main d’une personne est loin d’être une opération complexe ou douloureuse. Le « patient » pourra même bouger la main durant l’impression. L’imprimante aura ainsi préalablement posé des capteurs sur la main, afin de bien se repérer. Pour le reste de l’opération, l’imprimante déposera une encre conductrice, qui se durcira à température ambiante, et le tour sera joué.

Cette invention n’est encore qu’à ses balbutiements mais au rythme où évolue l’impression 3D, on ne devrait pas attendre longtemps avant de voir cette technique se déployer.