mai 03

La MIT teste son premier moteur de fusée imprimé

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Plus que jamais, l’impression semble se destiner à un petit voyage dans l’espace. Alors que l’on parle désormais de construire des bases lunaires, voire martiennes, à l’aide d’imprimantes 3D, voilà que l’on évoque désormais la possibilité de créer des moteurs de fusée entièrement imprimés !

La MIT, qui a récemment fait parler d’elle avec son imprimante de bâtiment, se tourne un peu plus vers les étoiles, en testant leur moteur conçu par impression. En partie construit avec des pièces en plastique, ce moteur nouvelle génération a été soumis à quelques tests.

Les résultats sont plutôt encourageants pour une première ! La pièce a pu résister à sa première sortie, même s’il a connu quelques dommages. Un second test a été effectué dans la foulée, et celui-ci s’est montré moins concluant. Néanmoins, le moteur imprimé n’avait été conçu que pour un seul vol et non deux.

Si les tests à venir se montrent concluants, il se peut que l’industrie aérospatiale adopte pour de bon cette technique d’impression révolutionnaire. Pour rappel, une imprimante a même été envoyée sur l’ISS pour permettre aux astronautes d’imprimer des outils et pièces manquantes, au lieu d’attendre une nouvelle livraison d’équipement en provenance de la Terre.

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L’utilisation massive de l’impression dans ce domaine permettrait aux constructeurs de fusées et autres agences spatiales de faire des économies de coûts assez considérables. Sur le long terme, nous verrons peut-être des engins spatiaux entièrement imprimés s’envoler vers les étoiles. Un projet assez fou qui risque de devenir réalité bien plus vite qu’on ne le croirait.

mai 01

Quelques faits historiques sur l’impression

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Johannes Gutenberg, le « père » de l’impression est mort dans la pauvreté totale. Il a été poursuivi par ses partenaires commerciaux en 1455 et a perdu le procès. Résultat, l’imprimeur a renoncé à son imprimerie, causant sa ruine financière, avant sa mort en 1468.

Pour information, Gutenberg a imprimé plus de 150 exemplaires de la Bible, mais on ne retrouve que 49 exemplaires de nos jours.

Les premiers billets de banque américains ont été imprimés en centimes, pas en dollars. Créés en 1862 pour aider à financer la guerre civile, ces premiers billets étaient chiffrés à 1 centime, 5 centimes, 25 centimes et 50 centimes.

La Renaissance n’aurait probablement pas existé sans l’aide de l’imprimerie. Ainsi, l’apparition de l’impression aura de donner corps à une nouvelle philosophie, connue sous le nom d’humanisme (cette philosophie puisant ses sources dans des manuscrits et enseignements classiques grecs et romains). Cet enseignement est réapparu sous forme de documents, de brochures et de livres.

Quand les livres étaient faits à la main, les scribes utilisaient des encres à base d’eau. Ces encres ne s’accrochaient pas très bien aux pages imprimées, de sorte que les imprimeurs ont dû, par la suite, inventer des encres à base d’huile. Les encres à base d’huile se répartissent plus uniformément sur les machines d’imprimerie. Pour information, les imprimeurs utilisaient parfois des éléments de « maisons » pour créer des encres. La suie, par exemple, a fait une bonne encre noire ne coûtant absolument rien.

Par ailleurs, l’idée de la suie comme encre fait encore des émules, la pollution ambiante étant pour certains un moyen ingénieux d’imprimer des documents !

avr 28

Un bâtiment imprimé qui va peut-être finir sur Mars !

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Au rythme où l’impression évolue, votre prochaine maison pourrait être construite par une imprimante 3D !

Suite au récent départ en fanfare de la compagnie Apis Cor, l’imprimante mobile imprimant des maisons, une équipe de chercheurs du MIT a créé sa propre machine mobile et autonome. Pour prouver que le prototype fonctionne, l’équipe a construit un igloo de 3m de haut et 15m de large, le tout avec une mousse à prise rapide. Résultat, la plus grande structure de ce type réalisée par une imprimante, a ainsi vu le jour.

L’équipe a récemment publié son travail dans la revue Science Robotics, arguant que l’automatisation devrait aider à réduire les coûts de construction et à accélérer les temps de construction. Leur création, baptisée Digital Construction Platform, se compose d’un grand bras hydraulique, monté sur des bandes de chenilles. À la pointe de son bras, l’équipe a installé une attache, afin de pouvoir y mettre nombre d’outils différents, y compris des extrudeuses de mousse et thermoplastiques, un soudeur voire un tuyau d’arrosage !

Afin d’aller dans vers une impression encore plus verte, et plutôt que de compter sur des combustibles fossiles, l’imprimante n’est alimenté que par l’énergie solaire.

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Selon Steven Keating, instigateur du projet, cette imprimante robotisée a un bel avenir devant elle. L’ingénieur voit ainsi un avenir fait de bâtiments imprimés, que ce soit sur Terre mais également sur Mars ! Réalité ou projet frôlant la science-fiction ? On est en droit d’être sceptiques, mais au vu des miracles actuels causés par les imprimantes 3D, il se peut que celles-ci aillent un jour à la conquête des étoiles.


Une maison imprimé en 24h ! par encros

avr 27

Angela Merkel se fait imprimer !

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On aimerait tous avoir une copie de soi conçue par impression 3D ! En effet, certaines firmes proposent désormais aux personnes lambda de se faire imprimer le portrait, sous forme de figurine ou de buste. Cette petite tendance a le vent en poupe, à tel point que les grands de ce monde ont désormais droit à ce privilège !

Souvenez-vous, Barack Obama était devenu le premier président imprimé de l’histoire, l’ancien homme d’Etat recevant un buste entièrement conçu par une imprimante. C’est au tour de la chancelière Angela Merkel d’avoir ce privilège.

Cette dernière, accompagnée de son homologue polonais Beata Szydlo, s’est rendue à Hanovre, où se déroulait le salon de l’industrie. En guise de cadeaux, les deux sommités ont reçu des miniatures à leurs effigies, fraichement sorties d’une imprimante 3D. Ce cadeau a eu le don d’amuser la chancelière, d’autant plus que Joe Kaeser, instigateur du cadeau et actuel PDG de la firme Siemens, a plaisanté en déclarant avoir dû deviner les proportions des dirigeantes. La présidente polonaise a également un bouquet de fleurs artificielles, imprimées également.

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Le patron de Siemens a par la suite déclaré que ces petits cadeaux marquaient le début d’une industrie 5.0 en Allemagne, menée par Siemens.

On ignore ce que la firme nous prépare de plus, d’autant plus qu’elle s’est très peu exprimée sur ce sujet brulant qu’est l’impression 3D. L’avenir semble nous réserver de belles surprises, surtout outre-Rhin !

avr 26

Un nouveau procédé pour transformer le plastique en consommable pour imprimante 3D

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La pollution causée par le plastique n’est plus une surprise, les océans étant bien souvent victimes des nombreux détritus peuplant les mers. Afin de contrer tout cela, des têtes pensantes ont trouvé une ingénieuse solution impliquant, de loin, l’impression.

Les ingénieurs du Centre Deakin ont ainsi mis au point un moyen de décomposer le plastique afin de le transformer en granules, granules qui serviront par la suite à créer des filaments prêts à être utilisés sur des imprimantes 3D standard.  Cette trouvaille pourrait avoir des implications considérables pour les pays en développement confrontés à des problèmes d’encombrement, ainsi qu’à un problème d’accès à l’eau potable. Un prototype sera testé dans les îles Salomon dans les mois à venir

L’un des chercheurs de la Deakin School of Engineering, le Dr Mazher Mohammed, a déclaré que les pièces de plomberie en plastique imprimées en 3D pourraient, par la suite, aider à l’approvisionnement en eau, dans les pays où le précieux liquide est difficile d’accès.

Le responsable australien de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Tom Rankin, a également déclaré que les applications potentielles étaient illimitées, en particulier pour les pays en voie de développement, où la quantité de déchets en plastique dépassait la capacité de gestion des déchets des gouvernements. Dans certaines régions du monde, le taux de plastique présent dans la nature est tel que la faune marine est sévèrement touchée. Avec ce procédé de transformation du plastique en élément imprimable, il serait possible de faire d’une pierre deux coups.

L’impression écologique a encore des beaux jours devant elle. Quand on sait que l’on fabrique désormais de l’encre magique à base d’algues, on peut se dire que nos imprimantes pourraient bien être une des pierres angulaires pour lutter de manière drastique contre la pollution.

avr 24

Une jeune violoniste handicapée obtient un bras imprimé

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Quand on pense à ceux jouant d’un instrument, on les imagine mal utiliser leur instrument sans l’aide de leur membres. C’était le cas de la petite Isabelle Nicola, qui est née avec un bras en moins. Difficile dans ce genre de circonstance de devenir un as de violon, mais c’était sans compter l’impression 3D, qui allait une fois de plus venir à la rescousse d’une personne handicapée.

Il y a un an, cinq étudiants de l’université de Mason ont décidé de mettre la main à la pâte afin de créer un bras entièrement imprimé pour la petite fille.

La petite équipe a ainsi passé près de 12 mois à travailler avec la fille pour mettre au point la prothèse parfaite, permettant ainsi à Isabelle d’avoir un nouveau bras le plus confortable possible. Une professeur de musique a même été utilisée lors de la conception du bras, afin qu’elle puisse fournir les informations nécessaire pour que la petite Isabelle puisse jouer confortablement. Cette dernière n’a d’ailleurs pas tari d’éloges concernant son nouveau bras, déclarant à la presse qu’elle était très reconnaissante de ce que l’équipe a réalisé pour elle. Sans ces gens, elle n’aurait absolument pas pu jouer au violon, ou aucune autre instrument, a-t-elle rajouté.

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Les imprimantes 3D sont définitivement entrées dans l’air du temps, d’autant plus que l’on trouve désormais des prothèses imprimées made in France. Dans un avenir proche, le quidam pourra, peut-être, imprimer des pièces pour ses propres prothèses de chez lui, sans faire appel à des professionnels. Quand impression rime avec autonomie !

avr 20

Quel avenir pour les voitures imprimées ?

 

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Votre voiture vous semble désormais terriblement banale ? Vous pourrez désormais passer à des véhicules plus « modernes » grâce aux imprimantes 3D. Les grandes marques se ruent désormais vers cette technique d’impression pour donner vie à leurs véhicules, à l’image de Ford qui vient d’annoncer récemment la mise en place d’une collaboration avec Stratysis. Cette nouvelle forme d’impression risquant de générer près de 10 millions de dollars de revenues d’ici 2020, ce soudain engouement est compréhensible.

Une question demeure cependant, est-ce que les voitures imprimées sont fiables? Ford devrait, par exemple, continuer à procéder à des tests d’impression concernant ses futurs véhicules, on ignore à quel niveau ces tests concerneront l’aspect sécurité. À l’heure qu’il est, il n’y a eu aucune étude sérieuse démontrant la fiabilité (ou non fiabilité) des matériaux imprimés, et pour le moment, le consommateur devra faire une confiance aveugle dans les véhicules fournis.

Quid de l’environnement ? Bien que ces nouvelles imprimantes aient semblait promouvoir une impression plus verte, les appareils actuels ont tendance à générer des émissions d’air impropres. Une étude, menée en 2013, a même démontré que les imprimantes 3D pouvaient générer des nanoparticules relativement toxiques. Une utilisation plus massive de ces appareils, dans le domaine automobile ici, pourrait être néfaste, mais gageons que les constructeurs vont tout faire pour produire des voitures imprimées de la manière la plus verte possible.

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L’émergence actuelle de l’impression 3D devrait, tôt ou tard, marquer définitivement le monde de l’automobile. Que ce soit pour les grandes pontes de l’industrie automobile ou les conducteurs lambda, les imprimantes 3D sont définitivement un nouveau moyen de faire des économies

avr 15

Les imprimantes à réservoir Epson : l’heure du bilan

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Il y a près de sept ans, Epson lançait ses imprimantes à réservoirs, pour le plus grand bonheur des personnes souhaitant économiser sur leur impression. Où est-ce que la marque et son système en sont aujourd’hui ? Le bilan est plus que positif !

En effet, le constructeur japonais a écoulé près de 20 millions d’exemplaires de son imprimante magique depuis son lancement. Un joli score pour un procédé qui n’est pas sans rappeler les systèmes d’encrage en continu, un système qui est resté pendant longtemps dans le silence. Pour information, Epson a d’abord lancé son système d’imprimante à réservoir en Indonésie, avant de répandre le reste de son matériel sur l’ensemble de la planète. Résultat, près de 15 millions d’unités vendues en juin 2016.

Selon les têtes pensantes de la compagnie, les ventes ont rencontré une hausse de 25% pour cette année, les imprimantes à réservoir représentant désormais près de 40% des ventes de la marque.

Selon Koichi Kubota, l’un des responsables de la marque, les imprimantes à réservoir permettent aux utilisateurs d’avoir une belle souplesse au niveau de l’impression, sans qu’ils aient à se soucier du niveau d’encre. Idéal donc si l’on imprime à longueur de journée.

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Si ce genre de procédé semble porter ses fruits, nous pourrions assister, à l’avenir, à l’émergence de systèmes d’impression mettant les cartouches conventionnelles de côté. Quand on sait à quel point les cartouches d’encre peuvent être dommageables pour la nature, ce ne serait que bénéfique.

avr 14

Miam Factory : l’impression au cacao pour les gourmands

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Si vous nous lisez depuis longtemps, vous savez que le chocolat et l’impression font bon ménage depuis quelques années déjà. La donne n’est pas sur le point de changer, l’impression étant bien partie pour régaler les gourmands.

Ainsi, les imprimantes 3D de Miam Factory, en Belgique, vont vous ravir les papilles. Ces appareils peuvent créer des objets 3D en chocolat, en passant par une impression par couches successives. Il faut cependant se montrer très patient mais les possibilités de création sont assez larges.

Selon Reuters, Miam est une extension du Smart Gastronomy Lab de l’Université de Liège, qui se spécialise dans la recherche de nouveaux aliments et boissons. L’entreprise utilise quatre imprimantes 3D et peut graver des chocolats et des macarons avec des messages et des logos, en plus d’imprimer tout et n’importe quoi en chocolat.

En parlant de chocolat, les imprimantes 3D travaillent avec du chocolat noir, qui est le choix le plus populaire, mais des créations faites de chocolat au lait et au chocolat blanc sont également disponibles.

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Parmi ses faits d’armes, Miam a créé des bouteilles de chocolat pour la brasserie Bertinchamps, qui voulait des prix originaux pour les gagnants d’une chasse à l’œuf de Pâques. Les bouteilles ont été imprimées en moins de trois heures, le tout en utilisant 24,6 mètres de chocolat.

Lancée en octobre dernier, Miam Factory approvisionne aussi bien les hôtels que les particuliers, avec une pléthore de choix de chocolat. Si vous souhaitez faire plaisir à un proche aimant les sucreries, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

avr 13

Pourra-t-on bientôt imprimer de la poussière lunaire ou martienne?

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Alors que l’impression 3D est en plein boom, et que l’exploration spatiale revient sur le devant de la scène, les deux univers seront sans doute amenés à « collaborer » dans les années qui viennent.

L’Agence spatiale européenne avait déjà commencé à en parler en 2013, celle-ci ayant dévoilé ses plans pour créer une base lunaire imprimée en 3D d’ici 2030, et une autre sur Mars. On sait désormais que cela est possible, grâce à Ramille Shah, de l’Université Northwestern et à son laboratoire.

Le laboratoire a, en effet, créé des objets imprimés en 3D en utilisant une matière se rapprochant de la poussière de Mars et de la Lune, que ce soit au niveau de la composition, de la forme et des tailles de particules La matière en question a été approuvée par la NASA et après les premiers essais, les résultats ont été plus que probants. L’équipe de Shah a mélangé ces poussières avec des solvants et des biopolymères, avant d’utiliser une simple imprimante 3D pour créer une variété d’objets, tels des outils de base et des blocs de construction de type Lego qui peuvent être assemblés.

Ces objets ont beau être composés à 90% de poussière, ils sont aussi, selon l’équipe, souples, élastiques et résistants, tout comme le caoutchouc. Ils peuvent même être coupés, roulés, pliés et façonnés. L’équipe travaille maintenant sur une méthode de chauffage dans un four, afin de les transformer en objets durs.

Le monde de l’impression risque désormais de coloniser notre système solaire, et la question qui nous taraude tous est de savoir si nous serons encore vivants pour voir cela ! Qui vivra verra !