mar 09

L’impression 3D bientôt utilisée pour lutter contre le cancer

os imprimé

 

L’impression 3D pourrait devenir un atout majeur dans la lutte contre le cancer. En effet, les chercheurs de l’institut Curie veulent créer des os afin de pouvoir observer de plus près le développement de métastases osseuses.

Selon le professeur Jacques Camonis, œuvrant au CNRS, l’os est l’un des endroits du corps le plus susceptible d’accueillir les métastases, du fait de sa composition chimique et physique. Afin de mieux observer le phénomène, il sera nécessaire d’imprimer la structure de l’os avant de passer à l’étape suivante, à savoir faire pousser des cellules-souches sur la structure imprimée,afin d’avoir un élément proche de la pièce anatomique. Suite à cela, les chercheurs seront en mesure d’observer l’évolution de cellules infectées sur l’os 3D.

Les avantages de ce procédé ? Les cellules malades n’auront pas le même comportement sur une surface plane, que ce soit au niveau de leurs formes ou de leur interaction avec leur environnement. L’apport de l’impression pourra ainsi offrir de nouvelles perspectives aux chercheurs, que ce soit dans l’observation même de cellules malades ou dans la mise au point de solutions éventuelles contre ce mal.

Activités de laboratoire

Si les imprimantes ne sont pas près d’éradiquer le cancer de la surface de la terre, l’avancée de l’impression en relief apporte déjà de nombreuses solutions alternatives aux médecins, que ce soit dans le domaine des prothèses voire de al reconstruction de cellules. Le monde de la médecine risque , au même titre que le monde de l’impression, de connaître un véritable bouleversement dans les années à venir.

fév 22

Médecine : Une imprimante 3D qui fabrique du tissus humain

tissus-3D

Les prouesses médicales liées à l’impression en relief ne cessent de gagner du terrain, en témoigne cette nouvelle découverte cette fois lié à la création de tissue humain. Des chercheurs de l’université de Wake Forest en Caroline du Sud viennent en effet de mettre au point du cartilage de muscle, d’os voire de mandibules à l’aide d’une imprimante en relief.

C’est à l’aide d’une imprimante comportant 4 buses que l’exploit a été réalisé. Deux des têtes d’impression ont pour but de déposer les différentes cellules qui vont par la suite former le tissus, tandis que les deux autres se chargeront d’apposer de l’hydrogel servant de structure aux cellules en question. Par la suite, l’hydrogel se dissoudra naturellement afin que le sang puisse circuler en toute tranquillité. Un procédé des plus minutieux et complexe qui aura finalement porté ses fruits.

L’imprimante utilisée, la ITOP (pour Integrated tissue-organ Printer) aura ainsi permis d’imprimer divers éléments, à savoir un fragment de mandibule imprimé d’une dimension de 3.6 cm × 3.0 cm × 1.6 cm, un fragment d’os crânien de 8 mm de diamètre × 1.2 mm d’épaisseur, un cartilage d’oreille de 3.2 cm × 1.6 cm × 0.9 cm, et un muscle de 15 mm × 5 mm × 1 mm. Ils ont par la suite utilisé le tout sur des souris et des rats, démontrant la stabilité et la précision du procédé.

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Si la greffe des tissus sur les cobayes s’est montré parfaitement efficace, les chercheurs planchent désormais sur la prochaine étape, à savoir l’implantation de tissus imprimés sur un être humain. Un exploit qui risquerait alors de propulser l’impression 3D dans le hit parade des procédés médicaux !

fév 01

Les imprimantes 3D seraient-elles nocives pour notre santé?

Vous avez sans doute remarqué à quel point les imprimantes 3D étaient en train de prendre de l’essor dans le monde de l’impression. Si leur succès est de plus en plus indéniable, le tableau serait loin d’être parfaitement idyllique. En effet, il semblerait que ces nouvelles imprimantes soient nocives pour notre santé .

C’est une étude franco-américaine qui aurait décelé le problème, celui-ci provenant notamment des particules émises durant l’impression.

Les scientifiquess se sont ainsi basés sur 5 imprimantes pour mener à bien leurs recherches: les FlashForge Creator, Dremel 3D Idea Builder, XYZprinting da Vinci 1.0, LulzBot Mini et Makerbot Replicator 2X. Ils se sont également concentrés sur les consommables les plus utilisés sur ces machines, le PLA et l’ABS, même si d’autres éléments comme le nylon ont également été scrutés de haut en bas.

Après avoir étudié la quantité de nanoparticules et de gaz émise par les imprimantes, les scientifiques sont arrivés à la conclusion suivante : quelques précautions seraient à préconiser ! En effet, des éléments comme le caprolactame ou le styrène sont rejetés par les imprimantes, le premier étant irritant pour la peau tandis que le second serait des plus cancérigènes. A ce titre, les scientifiques ont également découvert que la quantité d’éléments nocifs émis était parfois 20 fois supérieure à la normale.

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Au vu de ces résultats, les têtes pensantes ont conseillé aux fabricants d’imprimante de mieux protéger les appareils en y apposant des filtres qui limiteraient l’émission de particules dangereuses. Une petite mise au point s’impose donc, les imprimantes 3D, aussi innovantes soient-elles, étant encore loin de convaincre à certains niveaux.

jan 27

Innovation : une imprimante créant des objets microscopiques

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Si l’on aura tendance à imprimer des éléments parfois gigantesques (voiture ou maison), il arrivera aussi que l »on fasse tout l’inverse, à savoir imprimer l’infiniment petit (ou presque). Ainsi, des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich ont mis au point un procédé permettant la création et l’impression d’objets microscopiques.

 

On avait récemment évoqué cette école qui avait fait sensation en imprimant la plus petite image au monde. Semblant ainsi continuer sur la voie de son précédent exploit, ce sera cette fois l’impression 3D qui sera au cœur de l’expérience.

Inspirée d’une technique faisant intervenir une micro-seringue, c’est cette fois une micro-pipette qui sera utilisé pour cette délicate opération, l’instrument déposant couche par couche une solution composée de sulfate de cuivre, créant ainsi un objet dont la taille pourra varier de 800 nanomètres à 5 micromètres. A noter que si le cuivre a été mis en avant lors de l’annonce de l’expérience, les chercheurs ont également indiqué que d’autres matières (des métaux mais également polymères et autres matériaux composites) pourront être utilisés pour l’impression

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Si l’exploit mérite d’être souligné, d’aucuns se demanderont quelles seront les possibles applications de cette forme d’impression. Selon les têtes pensantes derrière le projet, certains secteurs comme l’automobile ou l’horlogerie pourront bénéficier des avantages de cette technologie, la minutie de cette dernière étant un véritable plus. Certains instruments médicaux pourraient également être imprimés de la sorte, notamment ceux utilisés pour la chirurgie endoscopique.

Avis en tout cas à ceux qui voudraient (re)créer des objets invisibles à l’œil nu.

jan 11

Polaroïd fait son entrée fracassante dans le monde de l’impression

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Les nouvelles imprimantes 3D sortent à tire-larigot toutes les semaines et si certains se sont bien ancrés dans le domaine ( Makerbot en tête) alors que d’autres jouent encore aux abonnés absents (un certain HP qui joue les arlésiennes depuis plusieurs mois), il arrive parfois que certaines marques relativement inattendues débarquent dans le monde de l’impression.

 

Ainsi, si l’on connaissait surtout Polaroïd pour ses appareils photos légendaires, on ne pensait pas voir arriver de sitôt une imprimante arborant le nom de la marque. Profitant du salon du CES qui se déroule chaque début d’année à Las Vegas, le constructeur a ainsi dévoilé son imprimante, la Modelsmart 2505.

A contrario de certaines machines nécessitant un doctorat pour en comprendre le fonctionnement, Polaroïd a opté pour une facilité d’utilisation à tous les étages, afin que le possesseur s’en sorte en un rien de temps. Par exemple, s’il vous faut imprimer un objet nécessitant une plus grande densité de résine, vous pourrez effectuer la manipulation en un rien de temps. Mieux encore, la Modelsmart vous permettra d’imprimer avec du bois et non qu’avec du plastique, tout en vous annonçant le temps estimé nécessaire pour imprimer.

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Pour ce qui est des autres spécificités de l’imprimante, voici un petit résumé de son CV :

  • Au niveau de la résolution d’impression, l’imprimante planchera sur du 50 à 350 microns
  • La vitesse d’impression tournera autour de 20 à 100mm/s
  • Une caméra WiFi vous permettra de suivre l’évolution de vos impressions

Au grand dam du reste du monde, Polaroid a annoncé que son nouveau bébé sortira dans 15 pays d’Europe, pour un tarif qui devrait se situer aux alentours de $2,200. Nous y reviendrons.

jan 04

La première base lunaire imprimée devrait apparaitre en 2030

 

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L’impression en relief s’apprête à dépasser nos frontières pour aller faire joujou dans l’espace. Alors que la station spatiale internationale a depuis peu accueilli sa première imprimante 3D, les têtes pensantes pensent déjà à l’avenir et espèrent ainsi imprimer les premières bases lunaires dans les années à venir.

L’ESA (l’agence spatiale européenne) a ainsi réitéré son envie de conquête spatiale, en partant d’un village lunaire qui servirait ainsi de point de départ pour des explorations plus poussées dans l’espace. Les bases seraient faites à partir de régolithe, une matière très facilement sur la Lune et qui ferait office d’encre pour les imprimantes.

La base imprimée devrait être située dans le cratère de Shackelton, situé dans le pôle sud de notre satellite, ce qui lui permettrait d’avoir une quantité illimitée d’énergie solaire, tout zen protégeant ladite base de la chaleur ou du froid extrême qui peut sévir sur le reste de la lune.

Bien que l’idée d’imprimer une base sur la Lune ait déjà été proposée par l’ESA en 2013, cette dernière planche plus sérieusement sur le projet depuis peu, établissant un emploi du temps qui devrait donner jour aux premières bases dans les 14 ans à venir. Lors d’un récent symposium regroupant près de 200 scientifiques, la question du retour sur la Lune a largement été évoquée, ce qui pourrait bientôt donner lieu à des missions d’un genre nouveau.

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Les premiers vols d’exploration devraient commencer en 2020 et ce projet d’impression lunaire pourrait paver le chemin vers une future colonisation d’une certaine planète rouge.

déc 30

Culture : quand l’impression 3D s’invite sur les tournages de film

 

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Si les imprimantes 3D s’amusent depuis longtemps à s’immiscer dans des domaines relativement terre à terre comme la médecine ou la cuisine, cette nouvelle forme d’impression fait également le bonheur des amateurs de cinéma d’animation ! En effet, certains cinéastes font désormais appel à des imprimantes pour donner vie à leurs personnages.

C’est le cas d’Anomalisa, film de Charlie Kaufman et Duke Johnson qui risque de faire sensation à la prochaine cérémonie des Oscars ! Pour ce drame s’appuyant sur la technique dite de « stop motion » (ou animation image par image), les personnages ont tout d’abord été crées via le logiciel de modélisation 3D Zbrush avant de passer par la case impression.

Au total, ce sont près de 1261 visages et 151 figurines qui ont été créés pour donner corps au film. Selon Caroline Kastelic, en charge des marionnettes sur Anomalisa, l’utilisation de l’impression était loin d’être purement gratuite. En effet, le but avéré était de donner une patine très réaliste aux visages des personnages. Choix peu étonnant quand on connaît l’extrême précision inhérente à certaines imprimantes .Les protagonistes du film ont également eu droit à divers corps imprimés, les représentant dans différentes tenus.

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L’impression pourrait ainsi devenir un intéressant outil de substitution pour les cinéastes en herbe devant se passer d’acteurs. Néanmoins, la patience sera de mise car outre la technique de la stop motion qui est particulièrement chronophage, imprimer en quantité  sera loin d’être une mince affaire en terme de temps. Gageons cependant que les imprimantes 3D risquent de donner lieu à de jolies petites perles à l’avenir !

déc 23

La Chine devrait passer en tête des ventes d’imprimantes 3D

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Le marché de l’impression 3D se porte plutôt bien et les chiffres émanant des ventes nous montre justement la bonne santé du secteur. Néanmoins, si les USA semblaient être en tête en ce qu’il s’agit du nombre de machines écoulées, il semblerait qu’un concurrent soit en train de lui voler la première place du hit-èparade.

Il semblerait en effet que la Chine soit en passe de générer de beaux chiffres de ventes pour l’année 2016, les chiffres parlant de 160 000 imprimantes qui seraient vendues. Selon un rapport de l’IDC (l’International Data Corportation) , les chiffres de 2015 ont également été au beau fixe, les ventes ayant augmenté de 120%.

L’impression en relief est plus que jamais d’actualité au pays à la Grande muraille, le gouvernement s’étant même joint à la partie afin d’encourager l’utilisation des imprimantes de ce type. Les dirigeants du pays avaient en effet lancé le programme « Made in China 2025 » l’an dernier, provoquant une montée des ventes assez spectaculaire (près de 77,000 unités ayant été vendues en 2014).

Néanmoins, si le nombre d’imprimante vendues devrait être assez important, les revenus seront en deçà de ceux réalisés aux USA par exemple. La raison ? La Chine fait généralement la part belle aux imprimantes « low cost » tandis que son concurrent américain utilisera des composants et des matériaux plus onéreux.

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Quoi qu’il en soit, cette montée des ventes ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin, le nombre d’unités vendues devant avoisiner les 440,000 en 2020 . Les imprimantes nouvelle génération n’auront jamais autant eu la cote !

déc 22

Adidas va imprimer des baskets à l’aide de plastique trouvé dans l’océan

 

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Parmi les problèmes parasitant notre belle planète, la pollution occupe une triste place dans le palmarès. Outre notre atmosphère, les océans sont également bien souvent la cible des pollueurs acharnés (près de 10% des 300 000 millions de tonnes de plastique finissent chaque année aux côtés des poissons). Quelle solution pour nettoyer les fond marins ? Imprimer des objets en utilisant les détritus bien sûr.

C’est la célèbre marque Adidas qui a eu cette idée aussi farfelue qu’ingénieuse pour produire ses nouvelles baskets imprimées.Vous n’êtes pas sans savoir qu’il est est possible d’imprimer des objets en 3D en utilisant du plastique et comme nos océans sont emplis de matière première, pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups et en profiter ?

La marque allemande s’est ainsi associée à un groupe de protection marin (Parley for the Oceans) et le projet a vu le jour à l’occasion du COP21, qui a récemment eu lieu. Erik Liedtke s’est exprimé sur ces chaussures d’un genre nouveau, arguant que ce processus d’impression verte serait essentiel, surtout quand on voit l’état critique des fonds marins. Il semblerait en tout cas qu’Adidas soit fortement attaché aux thématiques marines, le constructeur de chaussures ayant lancé en 2015 une basket créé à partir de filets de pêche.

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A quand les premières chaussures imprimées de manière écologique ? Adidas espère lancer le premier modèle de ce genre courant avril 2016 dans près de 1000 magasins dans le monde. Les responsables de la marque veulent également bannir les sacs plastique de leurs enseignes !

déc 08

La première imprimante spatiale en route pour l’ISS

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Quel plus cadeau pourrait-on faire à des astronautes résidants sur la station spatiale internationale ? Une belle imprimante 3D bien sûr ! Ainsi, ladite station s’est fait envoyer son dernier colis il y a quelques jours, colis contenant ainsi la première imprimante qui serait utilisable dans l’espace ! Une jolie première qui risque de chambouler de manière positive la vie hors de notre atmosphère !

 

La première imprimante à quitter le sol terrestre ( la POP3D) a été fabriquée en grande partie par la société italienne Altran Italia , avec l’aide de Thalès et de l’institut italien de technologie. Selon Costantino Volpe, l’une des têtes pensantes derrière le projet, cette imprimante est un bel exemple du savoir-faire local, donnant ainsi la possibilité de mise en place de projets futurs qui seraient bénéfiques à l’industrie de la recherche.

Outre l’innovation, la présence de l’imprimante à bord devrait être un outil de premier choix afin de créer des pièces de machinerie en un temps record. Mieux encore, les scientifiques pensant que l’apport de l’impression dans l’espace serait le premier pas vers un mode de vie plus confortable des astronautes au milieu des étoiles. Le vaisseau ayant à son bord la POP3D est actuellement en route et devrait atteindre sa destination le 9 décembre.

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Les imprimantes et l’espace semblent depuis quelque temps être intimement liées, les scientifiques de la NASA ayant depuis un certain temps travaillé sur une façon d’alimenter les astronautes en pizzas imprimées ! On attend également l’arrivée des premières bases lunaires imprimées, projet de longue haleine qui devrait également bouleverser la conquête spatiale.