juin 13

Vous pouvez faire imprimer vos becs de saxophone

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Qui aurait cru que musique et impression auraient fait bon ménage un jour. On imprime désormais des instruments, et les plus tatillons peuvent même doper leur saxophone à l’aide de cette nouvelle technologie.

En effet, une petite start-up s’est mise en tête de créer des becs spécialisés pour l’instrument. En effet, les joueurs de saxophone peuvent avoir un élément personnalisable à volonté, que ce soit au niveau de la couleur, mais aussi du côté du timbre dégagé. Même si l’apparence relativement sobre des becs ne paye pas de mine, leur intérêt est bien réel.

Comment faire pour avoir un bec imprimé ? Rien de plus simple. Il suffit de se rendre sur le site de la société SYOS («  shape your own sound ») et de remplir un petit formulaire avec vos différentes exigences. Les mélomanes pourront ainsi renseigner leur style de prédilection ou le timbre qu’ils souhaitent insuffler.

Les têtes pensantes derrière SYOS vont ensuite se charger d’imprimer le bec désiré, avant de l’envoyer au musicien. Mieux encore, le musicien peut même renvoyer ledit objet et le faire peaufiner, jusqu’à ce que le son émis soit au goût de l’artiste.

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Avec le temps, les créateurs de SYOS veulent perfectionner leur système de formulaire, afin que celui-ci puisse traduire directement les recommandations des clients en spécificités géométriques. Ainsi, le musicien pourra avoir plus rapidement un bec imprimé répondant à ses attentes, sans avoir à faire des renvois.

Dans un proche avenir, il ne s’agira plus d’acheter son archet ou son médiator, mais de faire imprimer le tout.

mai 17

Imprimante 3D : il vole l’argent de la campagne de financement pour s’acheter une maison

peachy printer

On ne compte plus les campagnes de crowdfunding mises en place pour financer de nouvelles imprimantes. Certains s’en sortent avec l’honneur, d’autres pas du tout, et d’autres prennent parfois des tournures assez cocasses. C’est le cas de la Peachy Printer, dont la somme rapportée aura servi à autre chose qu’à son financement.

Tout avait pourtant bien commencé en 2013, alors que les deux compères Ryan Grayston et David Boe décident de lancer une imprimante 3D coûtant à peine 100 dollars.

Les personnes n’ont pas manqué de financer en masse ce nouvel appareil, les deux têtes pensantes récoltant près de 600,000 dollars canadiens. Tout va bien dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce que Grayston vienne expliquer aux futurs acquéreurs de l’imprimante que son partenaire est parti avec la moitié des sous. Motif ? Boe voulait se construire une maison.

L ‘affaire est devenue publique, et la situation après deux ans est guère positive. La Peachy printer est à court de financement, tandis que Boe n’a remboursé que 107,000 dollars sur les 324,000 dollars qu’il avait « emprunté » .

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Quid des personnes ayant contribué à la campagne ? Pour les personnes ayant investit 100 et 500 dollars, la situation est assez critique. Grayston a perçu un emprunt venant de sa famille, à hauteur de 50,000 dollars canadiens, tandis que le gouvernement, ainsi que d’autres investisseurs, sont venus mettre la main à la poche pour l’aider à sortir l’imprimante.

On espère que la Peachy finira par voir le jour, même si l’avenir s’annonce sombre pour cette imprimante mort-née. En effet, seul un très gros investisseur pourrait venir changer la situation actuelle.

avr 25

Impression 3D : un cheval échappe à l’euthanasie grâce à une prothèse imprimée

Miniature horse Shine is fitted with a prosthetic hoof at Colorado State University's Veterinary Teaching Hospital, April 19, 2016.

Victime d’une violente attaque, l’ayant laissé avec une patte sérieusement endommagée, un petit cheval nommé Shine était condamné à se faire euthanasier, au vu de sa blessure. Malgré des soins intenses pendant deux mois, l’animal s’en remettait à peine, et la perspective d’une mort certaine se profilait à l’horizon. Mais une fois de plus, l’impression allait venir à la rescousse.

C’est une vétérinaire chevronnée, Laurie Goodrich, qui a pratiqué l’intervention visant à enlever la patte endommagée de l’animal. Près de deux heures ont, ainsi, été nécessaires pour que l’intervention soit un succès total.

Mais avant cela, les docteurs avaient pris soin de scanner le membre de l’animal, afin d’en faire une réplique imprimée. C’est une compagnie, du nom d’Orthopets, qui s’est chargée d’imprimer la prothèse. Celle-ci n’en est pas à sa première intervention de ce genre, le petit cheval étant le quatrième à profiter de leur savoir-faire

Fort heureusement, Shine étant un animal relativement léger, la pose de la prothèse 3D s’est passée sans problème. Pour information, un cheval normal peut peser jusqu’à 2,000 livres, ce qui serait une charge bien trop importante pour une prothèse.

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Godrich est, quant à elle, satisfaite de l’issue de l’histoire, d’autant qu’elle n’avait, en 25 ans de carrière, jamais pratiqué ce type d’intervention. Comme elle le rappelle, la pose de cette prothèse va non seulement changer la vie de Shine, mais elle lui a également permis d’échapper à la mort. Suite à l’intervention, qui s’est déroulée le mois dernier, l’animal se porte très bien, et peut désormais marcher, voire trotter.

avr 18

New Balance lance la première chaussure imprimée sur le marché

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Vous avez toujours voulu porter des chaussures imprimées en 3D? Votre rêve est sur le point de devenir réalité! Alors que l’on attendait quelques grandes pointures de la chaussure sur le marché de l’impression, c’est un relatif outsider, New Balance, qui est venu damer le pion à tout le monde.

Nom de la chaussure en question ? La New Balance Zante Generate.

C’est la semelle de ladite chaussure qui est, ainsi, passée par la case impression. C’est au travers d’une collaboration, entre la compagnie 3-D System zet New Balance, que le projet a vu le jour. D’aucuns se demanderont, sans doute, la raison de l’utilisation de l’impression pour créer une nouvelle chaussure. La semelle, imprimée à partir d’un matériau particulièrement souple et élastique, permet au pied de s’y mouler à merveille. Ainsi, vous pourrez avoir, avec le temps, une semelle qui épousera parfaitement votre plante de pied, facilitant vos exercices de running.

Si vous souhaitez, à votre tour, avoir une jolie paire de chaussures imprimées à arborer, il faudra cependant vous montrer patient. En effet, seuls 44 exemplaires ont, pour le moment, été imprimés, disponibles pour un tarif modique de 400 dollars. Pourquoi 44 paires ? Ce chiffre est loin d’être anodin, car il correspond au nombre d’années d’existence de la marque de chaussure.

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Même si on ne parle pas, pour l’instant, de lancement massif de la chaussure, les choses risquent de changer bien vite. Avec la démocratisation massive de l’impression en relief, il se peut que vous vous imprimiez vos propres semelles dans pas longtemps!

mar 25

Une imprimante 3D va construire un village tout entier

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On peut déjà imprimer des pizzas, des voitures, voire même des maisons. Afin de continuer dans la surenchère, au niveau de l’impression, un nouveau projet risque de faire parler de lui. Les têtes pensantes derrière la plus grande imprimante du monde veulent, tout bonnement, imprimer un village entier !

C’est en Italie que ce petit projet risque de voir le jour. Il n’est pas rare d’entendre de nos jours des projets dantesques, mêlant à la fois impression et construction (on pense aux maisons imprimées en Chine), mais le projet Shambalha pousse la barre encore plus loin. Pourquoi un tel nom ? Les créateurs ont voulu affubler leur village d’un nom évoquant calme et volupté, à l’instar de la mythique cité

Selon les créateurs de la Big Delta, l’imprimante en charge de l’opération, le but est de créer diverses habitations via impression, mais également des potagers viables. Le village expérimental devrait aussi avoir, en son sein, un laboratoire comportant de plus petites imprimantes 3D, afin d’imprimer des objets de tous les jours.

Un tel projet ne serait sans doute pas réalisable sans l’apport de la Big Delta, qui se targue d’être la plus grande imprimante 3D au monde. La société WASP, chapeautant le projet, a signé un accord avec le maire de Massa Lombarda, un village situé dans la province italienne de Ravenne, recevant ainsi le feu vert pour cette opération dantesque.

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Sur le long terme, WASP aimerait mettre au point des habitations pas chères, afin de donner un toit aux nombreuses personnes qui en sont dépourvues. Un beau projet eco-responsable, qui risque de redéfinir le monde la construction dans les années à venir.

mar 17

Imprimez vos parcours de randonnée en 3D avec Infotrails

 

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Vous avez décidé de passer une journée en montagne, mais vous n’êtes pas certain du trajet à suivre. Pourquoi, dans ce cas, faire appel à une simple carte alors qu’une représentation de votre parcours, imprimée en relief, sera tellement plus classieuse ! Vous en rêviez ? L’impression l’a fait !

C’est grâce à une société du nom de Nicetrails, que vos petites randonnées vont prendre une toute autre dimension.  Si vous aimez aller vous balader en nature, vous avez peut-être entendu parler des fichiers de type GPX. (pour GPS eXchange Format). Vous pouvez, avec ce type de fichier, avoir une représentation 3D de votre parcours sur votre ordinateur, afin d’avoir une petite idée du chemin à faire.Afin d’encore mieux faire les choses, vous pourrez maintenant avoir ledit parcours sous vos yeux, après que le tout soit passé par la case impression.

Vous pourrez ainsi personnaliser la maquette avant son impression, que ce soit au niveau de la taille, des « effets » (vous souhaitez avoir un peu de neige ? Ce n’est pas un problème ) ou du niveau des détails présents. Si le résultat est à votre goût, il ne vous restera plus qu’à payer Nicetrails, qui se chargera de vous imprimer votre petit parcours.

Le prix dépendra, bien évidemment, du type de parcours 3D que vous souhaiterez avoir. Comptez 50 euros pour avoir une petite maquette de 5cm de long. Si vous souhaité avoir un beau modèle, vous pourrez débourser jusqu’à 250 euros pour qu’il trône dans votre salon.

Une jolie idée qui sera tout aussi utile que décorative.

mar 16

Insolite : il s’imprime son propre appareil dentaire au lieu d’aller chez un dentiste

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On a tous dû passer, au moins une fois dans sa vie, chez le dentiste. Que ce soit pour une opération ou la pose d’un appareil dentaire, l’intervention est généralement peu agréable, mais surtout onéreuse. Un jeune Américain a trouvé la solution pour pallier cet inconvénient : il s’est tout simplement imprimé son propre appareil !

Amos Dudley a ainsi porté sa propre création imprimée, afin d’économiser sur ses maigres revenus d’étudiant. Se spécialisant dans des études de design au New Jersey Institute of Technology, le jeune homme s’est servi des appareils à sa disposition pour imprimer son appareil.Il a d’abord fait un moulage de ses dents, s’aidant pour cela d’un gel spécial. Il a, ensuite, effectué un scanner de l’ensemble, avant d’utiliser des livres d’orthodontie pour fignoler sa création au maximum. Il a ensuite pu porter son appareil « imprimé-maison », pour son plus grand bonheur, et celui de son porte-feuille.

Il a déclaré avoir dépensé près de 60 dollars pour l’opération (alors qu’une pause chez un spécialiste peut rapidement atteindre 8000 dollars), même s’il a précisé que ça n’aurait pas été aussi bon marché s’il n’avait pas eu accès aux infrastructures de son école. Dudley a, par ailleurs, reçu de nombreuses demandes de la part d’autres personnes, ces dernières voulant à leur avoir leur propre appareil imprimé. Néanmoins, l’étudiant a préféré décliner les diverses offres, prévenant également les autres personnes qu’il est peu conseillé de se lancer dans ce type d’aventure.

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Quoi qu’il en soit, cette petite expérience nous prouve qu’avec un peu de matériel et une bonne imprimante, tout devient possible. Un bref aperçu de ce que l’impression 3D nous réserve pour l’avenir.

mar 09

L’impression 3D bientôt utilisée pour lutter contre le cancer

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L’impression 3D pourrait devenir un atout majeur dans la lutte contre le cancer. En effet, les chercheurs de l’institut Curie veulent créer des os afin de pouvoir observer de plus près le développement de métastases osseuses.

Selon le professeur Jacques Camonis, œuvrant au CNRS, l’os est l’un des endroits du corps le plus susceptible d’accueillir les métastases, du fait de sa composition chimique et physique. Afin de mieux observer le phénomène, il sera nécessaire d’imprimer la structure de l’os avant de passer à l’étape suivante, à savoir faire pousser des cellules-souches sur la structure imprimée,afin d’avoir un élément proche de la pièce anatomique. Suite à cela, les chercheurs seront en mesure d’observer l’évolution de cellules infectées sur l’os 3D.

Les avantages de ce procédé ? Les cellules malades n’auront pas le même comportement sur une surface plane, que ce soit au niveau de leurs formes ou de leur interaction avec leur environnement. L’apport de l’impression pourra ainsi offrir de nouvelles perspectives aux chercheurs, que ce soit dans l’observation même de cellules malades ou dans la mise au point de solutions éventuelles contre ce mal.

Activités de laboratoire

Si les imprimantes ne sont pas près d’éradiquer le cancer de la surface de la terre, l’avancée de l’impression en relief apporte déjà de nombreuses solutions alternatives aux médecins, que ce soit dans le domaine des prothèses voire de al reconstruction de cellules. Le monde de la médecine risque , au même titre que le monde de l’impression, de connaître un véritable bouleversement dans les années à venir.

fév 22

Médecine : Une imprimante 3D qui fabrique du tissus humain

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Les prouesses médicales liées à l’impression en relief ne cessent de gagner du terrain, en témoigne cette nouvelle découverte cette fois lié à la création de tissue humain. Des chercheurs de l’université de Wake Forest en Caroline du Sud viennent en effet de mettre au point du cartilage de muscle, d’os voire de mandibules à l’aide d’une imprimante en relief.

C’est à l’aide d’une imprimante comportant 4 buses que l’exploit a été réalisé. Deux des têtes d’impression ont pour but de déposer les différentes cellules qui vont par la suite former le tissus, tandis que les deux autres se chargeront d’apposer de l’hydrogel servant de structure aux cellules en question. Par la suite, l’hydrogel se dissoudra naturellement afin que le sang puisse circuler en toute tranquillité. Un procédé des plus minutieux et complexe qui aura finalement porté ses fruits.

L’imprimante utilisée, la ITOP (pour Integrated tissue-organ Printer) aura ainsi permis d’imprimer divers éléments, à savoir un fragment de mandibule imprimé d’une dimension de 3.6 cm × 3.0 cm × 1.6 cm, un fragment d’os crânien de 8 mm de diamètre × 1.2 mm d’épaisseur, un cartilage d’oreille de 3.2 cm × 1.6 cm × 0.9 cm, et un muscle de 15 mm × 5 mm × 1 mm. Ils ont par la suite utilisé le tout sur des souris et des rats, démontrant la stabilité et la précision du procédé.

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Si la greffe des tissus sur les cobayes s’est montré parfaitement efficace, les chercheurs planchent désormais sur la prochaine étape, à savoir l’implantation de tissus imprimés sur un être humain. Un exploit qui risquerait alors de propulser l’impression 3D dans le hit parade des procédés médicaux !

fév 01

Les imprimantes 3D seraient-elles nocives pour notre santé?

Vous avez sans doute remarqué à quel point les imprimantes 3D étaient en train de prendre de l’essor dans le monde de l’impression. Si leur succès est de plus en plus indéniable, le tableau serait loin d’être parfaitement idyllique. En effet, il semblerait que ces nouvelles imprimantes soient nocives pour notre santé .

C’est une étude franco-américaine qui aurait décelé le problème, celui-ci provenant notamment des particules émises durant l’impression.

Les scientifiquess se sont ainsi basés sur 5 imprimantes pour mener à bien leurs recherches: les FlashForge Creator, Dremel 3D Idea Builder, XYZprinting da Vinci 1.0, LulzBot Mini et Makerbot Replicator 2X. Ils se sont également concentrés sur les consommables les plus utilisés sur ces machines, le PLA et l’ABS, même si d’autres éléments comme le nylon ont également été scrutés de haut en bas.

Après avoir étudié la quantité de nanoparticules et de gaz émise par les imprimantes, les scientifiques sont arrivés à la conclusion suivante : quelques précautions seraient à préconiser ! En effet, des éléments comme le caprolactame ou le styrène sont rejetés par les imprimantes, le premier étant irritant pour la peau tandis que le second serait des plus cancérigènes. A ce titre, les scientifiques ont également découvert que la quantité d’éléments nocifs émis était parfois 20 fois supérieure à la normale.

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Au vu de ces résultats, les têtes pensantes ont conseillé aux fabricants d’imprimante de mieux protéger les appareils en y apposant des filtres qui limiteraient l’émission de particules dangereuses. Une petite mise au point s’impose donc, les imprimantes 3D, aussi innovantes soient-elles, étant encore loin de convaincre à certains niveaux.