déc 19

Une imprimante 3D venant de rien

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Il arrive parfois que l’impression crée des vocations, et donner lieu à des projets du plus bel effet. On se souvient d’Afate Gnikou, qui avait créé une imprimante 3D en prenant de vieux déchets. Une belle action quand on sait que l’impression est capable de polluer la nature avec ses cartouches et autres éléments.

Afate a donné des bonnes idées à son entourage et l’un de ses compatriotes, Ousia Foli Beb, a décidé de suivre les pas de son idole.

Il faut dire que le parcours d’Ousia le prédestinait presque à embrasser le monde de l’impression. Fils d’ingénieur et d’une spécialiste en électronique, le jeune homme de 29 ans se passionne en parallèle à l’environnement. Il en fera même son cheval de bataille durant ses études, décrochant une licence en énergies renouvelables.

Voulant cultiver sa passion pour l’écologie, il met sur pied un Fab Lab accompagné de ses amis, et afin de faire des économies, il se tourne alors vers le recyclage. Faisant appel à son background familial, il se bricole une imprimante, l’instar de son prédécesseur.

Il n’a d’ailleurs pas manqué de pointer du doigt ce problème récurrent en Afrique, l’Europe déversant régulièrement des déchets informatiques sur son continent, endommageant notamment les nappes phréatiques. Ce self made « maker ecolo » veut ainsi répandre la bonne parole et n’hésite pas à se rendre dans les écoles afin de montrer son imprimante aux petits. Mieux encore, il se rend même dans des villages éloignés, avec un van équipé de WIFI, pour montrer sa création, participant au projet éducatif MO-LAB.

Une très belle initiative qui rappelle, hélas, que son projet existe grâce à une pollution encore vivace dans son pays et son continent en général.

 

                                

déc 17

Hack d’imprimantes : les fans de Pewdiepie remettent ça !

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Cette affaire est en train de captiver le petit monde de Youtube, et si vous ne connaissez pas Pewdiepie, sachez qu’il est, actuellement, le Youtubeur ayant le plus d’abonnés au monde. Une hégémonie qui est actuellement sérieusement compromise, la faute à une chaine indienne, T-Series, qui commence à faire de l’ombre au gamer suédois.

Dans le but de garder la couronne, les fans de Pewdiepie ont eu l’idée assez saugrenue de lancer une grande campagne, en piratant les imprimantes de nombreux utilisateurs. Ce ne sont pas moins de 50,000 appareils qui ont été touchés, au grand dam de certains.

L’histoire a fait le tour du Web, et il semblerait que cette action ait donné des idées à certains car un autre hack vient d’avoir lieu. Ce sont cette fois plus de 100 000 imprimantes qui auraient été touchées, avec le même message demandant aux utilisateurs de s’abonner à la chaine du Youtubeur. Outre l’incitation, les hackers ont également demandé aux victimes de vérifier la sécurité de leur imprimante.

Selon la BBC, il est difficile de vérifier si le nombre d’appareils touchés est exact, mais de nombreuses personnes venant des USA, du Royaume-Uni mais aussi du Chili et de l’Australie ont posté des preuves du hack sur les réseaux sociaux.

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Certains experts se sont exprimés suite à ce hack massif, incitant les possesseurs d’imprimantes à effectuer des vérifications régulières et d’installer les derniers patchs de sécurité.

A voir désormais si d’autres attaques sont prévues et si Pewdiepie finira par battre, ou non, T-series pour avoir la suprématie de Youtube.

 

                              

déc 12

La T.O.A.S.T : pour imprimer son petit déjeuner !

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Quoi de plus agréable le matin, au réveil, de pouvoir déguster une tranche de pain fraichement grillée. Le tout serait encore mieux si ladite tranche se retrouve imprimée avec des motifs insolites. Il semblerait, depuis quelque temps, que les concepts impliquant des « imprimantes à toast » aient un certain succès, et cette tendance ne semble pas vouloir s’arrêter.

En effet, deux jeunes étudiants en ingénierie électrique, Michael Xiao et Katie Bradford, ont décidé de s’amuser en créant une nouvelle imprimante capable de donner un peu plus de relief à vos tranches de pain. Son nom, la T.O.A.S.T, histoire de ne pas avoir de tromperie sur la marchandise.

Le mode opératoire est des plus simples : l’utilisateur devra fournir une image ainsi qu’une tranche de pain et l’imprimante se chargera du reste. Petit détail amusant, l’imprimante pourra même vous imprimer le bulletin météo, si jamais vous souhaitez connaitre le temps tout en savourant votre café.

Les deux étudiants ont utilisé une Raspberry Pi W pour la structure, tandis qu’un pistolet chauffant fera office de tête d’impression. Le pistolet sera quant à lui soutenu par une structure ayant été préalablement imprimée en 3D.

Une jolie petite invention qui en amusera beaucoup, même si certains seront sans doute dépités de voir qu’il n’y a aucun moyen de rajouter du beurre ou de la confiture sur leur tranche de pain. À voir cependant si les deux têtes pensantes ont déjà prévu une version 2.0 capable de vous imprimer le toast parfait !

                          

                               

déc 12

L’impression 3D passe à la vitesse supérieure !

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Il est encore rare, à l’heure qu’il est, de trouver des imprimantes 3D capables d’imprimer à vitesse grand V. En effet, il faut généralement s’armer de patience avant de voir son objet voir le jour. Cela risque cependant de changer, les chercheurs de la MIT ayant décidé de passer la seconde au niveau de la vitesse d’impression.

En effet, les têtes pensantes du célèbre institut ont mis l’emphase sur la tête d’impression. Pour cela, les chercheurs ont implémenté deux nouveaux éléments : un nouveau mécanisme donnant un coup de boost à la buse, ainsi qu’un laser permettant de chauffer plus rapidement, le rendant plus malléable rapidement.

Deux chercheurs, Anastasios John Hart et Jamison Go s’étaient donné pour mission de découvrir ce qui ralentissaient les imprimantes 3D en général. Ils ont alors concentré leurs efforts sur trois éléments spécifiques : la vitesse de déplacement de la tête d’impression, la force de pression d’une buse vis-à-vis d’un certain type de matériau, et la vitesse à laquelle la chaleur est déclenchée pour faire fondre ledit matériau.

Au final, différents problèmes ont pu être ciblés et modifiés, allant de la suppression de certains éléments et des rajouts plus intelligents, donnant ainsi de nouveaux atouts à cette forme d’impression.

L’équipe a déjà effectué des tests plutôt concluants et d’aucuns espèrent que ces innovations donneront enfin l’impulsion qui manque aux imprimantes 3D. Si on considère, en effet, que ces dernières se sont relativement bien implantées dans divers domaines, il manque encore la petite étincelle qui fera la différence. Une vitesse accrue, si elle se démocratise, devrait, si tout passe bien, convaincre mes réfractaires pour de bon.

         

                                   

déc 10

Recyclage des cartouches d’encre : le point en France

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L’impression est bien connue pour générer un grand nombre de déchets chaque année, au grand dam de l’environnement qui doit subir les affres de l’amas de cartouches d’encre finissant en déchèterie. Le problème est d’autant plus prégnant en France, où le développement du recyclage est en retard sur de nombreux autres pays. Qu’en est-il de la situation actuelle ?

Premier constat, le recyclage en France n’a pas vraiment bougé en termes de cadence, même si le volume de récupération aurait augmenté. Ainsi, si l’on compte des ventes atteignant les 50 millions d’unités en 2017, « seules » 5 millions de cartouches auraient été récupérées.

Cela représente cela dit une hausse de 5% au niveau de la masse récupérée par rapport à 2016 (30 % recyclée cette année).

Qui du recyclage en lui-même ? Les principaux éléments récupérés seront l’acier, l’inox et aluminium, qui feront le bonheur de l’industrie métallurgique. On notera aussi que le polystyrène sera largement réutilisé (pour la conception de boîtes de CD par exemple) et la poudre toner, qui ira de son côté la sidérurgie. À noter que 13% des cartouches finiront leur carrière à l’incinérateur, pour des questions de valorisation énergétiques

Au niveau des acteurs principaux de cette initiative écologique (le regroupement Car’Touch) , le constat se veut plutôt positif, l’emphase étant mis sur le pourcentage de cartouches recyclés, en hausse par rapport aux autres années.

Pour ce qui est de l’avenir, les cartouches d’encre seront pris sous la coupe de la filière des déchets d’équipements électroniques et électriques (DEEE), et ceux dès l’an prochain. Le gouvernement espère de son côté augmenter la cadence de récupération des cartouches, avec pour objectif un taux de 65% d’ici 2021

 

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déc 09

Evacués à cause d’une fuite…d’encre

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Quand on pense aux cartouches d’encre, on ne se dit pas, au premier abord, que ces consommables peuvent se transformer en dangereux objets. Ils arrivent cependant parfois que certains incidents viennent nous persuader du contraire, et ce n’est pas les résidents d’une clinique de Ann Harbor, aux USA, qui nous diront le contraire.

Il se trouve que lesdits résidents ont dû évacuer les lieux après qu’un mystérieux colis ait été livré sur les lieux. Celui-ci était recouvert d’un mystérieux liquide, qui se trouvait être de l’encre qui s’était échappé d’un autre colis.

Intrigué, le personnel a décidé d’appeler les autorités et une équipe, spécialisée dans l’élimination de produits toxiques, a été dépêché sur les lieux. Tous les patients des lieux ont été évacués et après une enquête, l’équipe d’intervention a déclaré que le liquide était tout simplement de l’encre échappée de cartouches d’encre.

Cela n’aura pas empêché des bobos chez des patients, et 21 cas de maux de tête ont été signalés, ainsi que des cas de problème respiratoire mineur. Les personnes touchées ont été transportés à l’hôpital par mesure de précaution.

Plus de peur que de mal donc, même si les autorités ont préféré jouer la carte de la sécurité avant de déclarer que le liquide ne représentait aucun danger.

Il est rare de tomber sur des cas où les cartouches d’encre sèment la panique, même si certains lieux, comme cette base de l’armée américaine, peuvent parfois en faire les frais. Vous pouvez, en attendant, continuer à utiliser votre imprimante sans avoir à appeler les secours !

 

                           

déc 04

Vers la démocratisation des stylos-imprimantes ?

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Les concepts permettant de jouer à l’infini avec les couleurs ne manquent pas. En effet, qui n’a jamais rêvé de pouvoir générer n’importe quelle teinte de couleur en un rien de temps, afin de pouvoir faire le parfait dessin.

Plus facile à dire qu’à faire, mais de nombreuses recherches ces derniers temps ont permis l’émergence de certaines idées ou simples ébauches des plus intéressantes. A l’image de ce curieux stylo qui vous permettrai de reproduire à l’identique les couleurs des objets vous entourant.

Ce beau joujou, conçu par Jin Sun Park, a de quoi vous faire écarquiller les yeux ? Jugez plutôt. Le stylo possède un détecteur de couleur sur son sommet, permettant de scanner la couleur désirée. L’engin affichera alors, à l’arrière, le résultat digitalisé. Il ne vous restera plus alors qu’à valider et lancer le processus de création et les liquides se trouvant à l’intérieur (du vert, du bleu et du rouge) se mélangeront, à l’image des cartouches d’une imprimante. A vous ensuite de dessiner comme bon vous semble.

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Si le concept semble séduisant sur le papier, il n’est pas sans défauts. L’espace contenant l’encre et la batterie risque d’être assez limité. Il faudrait dans ce cas permettre de transférer la couleur générée sur un autre appareil pour sauvegarder le tout pour, plus tard. Le projet semble être à ses balbutiements mais si ce type de concept vous plait, vous pouvez vous rabattre sur la Picolor, au principe quasi similaire.

Quoi qu’il en soit, les stylos imprimantes risquent, dans un avenir proche, de devenir un peu plus qu’un simple gadget pour artistes 2.0

 

                                    

nov 28

Elle veut imprimer ses CV, Pôle Emploi lui refuse le papier

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Si vous souhaitez imprimer un document important, il vous faudra, dans un premier temps une imprimante, mais aussi du papier ! Deux éléments indispensables si vous voulez, par exemple, imprimer votre CV, mais cette tâche somme toute aisée peur vite devenir un casse-tête.

C’est ce qu’a constaté une habitante de Gravigny, dans l’Eure. Souhaitant mettre à jour son CV, la femme s’est rendue dans un bureau de Pôle Emploi d’Evreux afin d’effectuer sa besogne. Problème, alors qu’elle souhaitant lancer l’impression, voilà qu’elle se rend compte que l’imprimante est à court de papier. En allant se renseigner à l’accueil, la demande d’emploi reçoit alors une réponse des plus cocasses : en raison des abus d’impression, les personnes souhaitant imprimer des CV ou autres devront désormais amener leur propre papier !

Abasourdie par ce nouveau décret, la femme a néanmoins insisté, jusqu’à finalement recevoir une feuille afin qu’elle puisse imprimer un CV. Histoire d’en avoir quelques autres sous la main, elle a même tenté d’avoir des photocopies mais impossible d’en faire, faute encore une fois de papier. Contacté par les médias suite à cette affaire, Pôle Emploi s’est défendu en assurant que les imprimantes étaient bel et bien en libre-service dans ses locaux. L’organisme a cependant ajouté que cette mise à disposition des imprimantes et des photocopieurs était la porte ouverte à de nombreux excès.

Est-ce que là justifierait un contrôle plus rigoureux au niveau des impressions ? Quoi qu’il en soit, les demandeurs d’emploi d’Evreux devront désormais investir dans des ramettes de papier pour pouvoir postuler au job de leur rêve.

                            

                              

nov 21

Le chanvre : le nouvel atout de l’impression 3D ?

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Nous vous en parlions très récemment, l’impression 3D est dans le collimateur des scientifiques suites à certaines découvertes concernant les particules rejetées par les appareils. En cause, les filaments en plastique qui seraient nocifs pour l’environnement. Des alternatives font cependant leur apparition, certaines étant même assez surprenantes et inattendues.

Lorsque l’on évoque le chanvre, d’aucuns y voient avant tout une drogue de la même famille que le cannabis. Si c’est bien le cas, il se trouve aussi que cette matière affiche des propriétés des plus intéressantes lorsqu’elle est convertie en matériaux d’impression. Celle-ci se marie très bien avec le PLA, pour en faire des filaments hybrides, qui seront à la fois faciles à fabriquer et biodégradables. Une belle aubaine pour ceux cherchant à imprimer de façon responsable.

Petit bémol d’ordre légal, le chanvre, de par sa nature controversée, risque de poser quelques soucis selon la législation du pays concerné. Ainsi, la France ne tolérerait qu’une quantité inférieure 0,2% de THC dans le chanvre, même si la loi risque d’évoluer avec le temps. Peu de chance en tout cas que l’utilisateur se mette à planer à cause d’un usage abusif de son imprimante.

On notera qu’outre ses bienfaits environnementaux, le chanvre permettrait aussi d’imprimer à une température inférieure de 10°C à celle du PLA, ce qui n’est pas négligeable si vous ne souhaitez pas passer par un plateau d’impression chauffant.

Cette nouvelle alternative d’impression risque de créer des vocations, d’autant plus que certaines compagnies, comme l’italienne Kanèsis, font même pousser leur propre herbe pour créer des solutions d’impression vertes. On est toujours mieux servi que par soi-même !

 

                                   

nov 20

Sale temps pour les imprimantes 3D low cost

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On le savait depuis longtemps que les imprimantes pouvaient être néfastes pour l’environnement. En effet, les cartouches d’encre finissant à la poubelle sont un véritable poison causant un tort énorme à notre planète. S’il est désormais possible d’endiguer ce type de problème via des solutions comme la recharge, un autre problème semble désormais pointer son nez.

En effet, c’est au tour des imprimantes 3D de causer soucis, celles considérées comme low cost plus précisément. Selon une étude conduite par le Georgia Institute of Technology, les imprimantes en relief à moindre coût auraient tendance à émettre des particules fines se propageant dans les airs. Pis encore, ce sont surtout les imprimantes destinées aux particuliers qui auraient cette fâcheuse tendance.

Ces appareils, utilisant la plupart du temps du filament plastique, éjecteraient des particules en début d’impression. Si la pièce stockant ces machines était mal ventilée, la qualité de l’air risquerait d’en pâtir grandement, a déclaré Rodney Weber, professeur ayant chapeauté ces recherches.

Après une analyse poussée, ce seraient plus de 200 composés organiques qui auraient été identifiés par les chercheurs, certains pouvant être irritants, voire cancérigènes.

Au vu de ces découvertes, les scientifiques sont formels quant à l’avenir de ces imprimantes 3D. Il est impératif, pour eux, que des mesures soient prises pour mieux évaluer les risques encourus par les utilisateurs. En attendant des solutions concrètes, ils préconisent d’utiliser les imprimantes dans un environnement aéré, de se tenir à l’écart durant l’impression et de régler la température de la buse à son minimum (la chaleur jouant sur le degré de particules générées